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 Seven, Nettoyeuse d'Antarès

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J'habite sur Black Matter
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MessageSujet: Seven, Nettoyeuse d'Antarès   Mer 8 Mai - 20:11


Vasilev | Seven | Aleksandra



  • Surnoms : Seven, Alex

  • Âge : 26 ans

  • Sexe : Féminin

  • Groupe Souhaité : Antarès

  • Métier : Nettoyeur

  • Colonie : Black Matter








Configuration Biologique

Spoiler:
 

Il y a deux choses qu'on remarque particulièrement chez Seven lorsqu'on pose pour la première fois les yeux sur elle - et les autres fois également - et ces deux choses sont : ses tatouages et ses cicatrices. On peut d'ailleurs dire, sans exagérer, au sens propre comme au figuré, qu'elle en est couverte de la tête aux pieds. Même son visage n'a pas été épargné. Elle aurait pu être qualifiée de "belle" sans tout ça. Mais sans "tout ça", Aleksandra Vasilev ne serait pas devenue ce qu'elle est aujourd'hui : une femme faite, une combattante à fière allure et une survivante qui porte ses marques comme de véritables peintures de guerre. Et d'ailleurs, ça ne la rend pas moins belle pour autant. Elle possède juste une beauté bien à elle, sauvage, urbaine... Une beauté violente qui ne plait pas à tout le monde, trop brute, acide, mais envoûtante d'une certaine manière, et... piquante.

Pour en revenir à la description, Seven a de grands yeux sombres en amande, soulignés d'eyeliner noir, aux iris marron se rapprochant dangereusement du noir, avec quelques reflets pourpres au fond du regard. Ils ont tendance, quand elle pose les yeux sur vous, à vous transpercer par leur froideur et on peut facilement y découvrir ironie et sarcasme. Son regard juge, accuse et condamne en même temps. Elle ne fait aucun effort pour le cacher ou s'en empêcher. Ils sont le miroir de ses aprioris et de ses préjugés sur le monde qui l'entoure, de son scepticisme et de sa haine. Encadrés par quelques mèches éparses, ils n'ont pas l'habitude de laisser passer un détail hors de son attention, car ils sont vifs et alertes.

Sa chevelure, quant à elle, est aussi particulière : ses cheveux d'un châtain sombre sont ramenés en une queue de cheval sur l'arrière supérieur de son crâne. Toute la partie inférieure est rasée pour dévoiler une partie d'un tatouage qui fait le tour de sa tête au niveau des tempes et composés de glyphes étranges. Quelques mèches retombent parfois, rebelles, qui lui donnent un style un peu négligé.

Si on exclut la légère cicatrice au coin de ses lèvres et les deux sursauts de son sourcil droit, on pourrait dire qu'elle a un visage étonnamment indemne par rapport au reste de son corps. Seven a une peau laiteuse, un épiderme légèrement granulé, qui recouvre un visage ovale à la mâchoire soulignée, au nez discret, et mis en valeur par des lèvres sombres, rouges et pulpeuses. Ces lèvres ne sont pas avares en sourires, souvent moqueurs, rarement sincères, mais lorsque le sérieux est de mise, elles redeviennent aussi immobiles que son regard de braise se refroidit.

Elle a le faciès expressif, comme on dit. Et lorsque c'est la colère qui vient la posséder, sa blanche et régulière dentition apparait, telle une chienne prête à mordre. Et elle sait mordre, c'te chienne.

Et frapper. L'entraînement et l'expérience du combat ont façonné ce corps et ces muscles. Elle n'a pas l'air frêle, malgré qu'elle soit mince. Avec son mètre 72, elle est dans la moyenne humaine. Elle a un corps athlétique et noueux. C'est une femme nerveuse, et ça se voit. Malgré ses tatouages et ses cicatrices, on peut déceler les lignes musculaires de son dos et de ses abdos, de ses cuisses et de ses épaules. Il n'y a rien de flasque entre les lanières de cuir ou les bandages qu'elle porte pour garder un minimum de pudeur. Même sa poitrine n'a rien de surfait : on pourrait la dire " plate " mais on n'oserait pas. De un, parce qu'elle a quelque formes malgré tout, de deux parce que vous n'auriez pas le temps de finir votre phrase que vous n'auriez plus de dents.

Parfois, c'est un veston de cuir clouté qu'elle ajoute à sa tenue. Parfois, c'est une combinaison sans manches. Dessous, c'est un pantalon de treillis gris et vert retenu par une ceinture au niveau des hanches et dévoilant de même les tatouages extérieurs de ses cuisses, complétés par des bottes paramilitaires d'un gris plus sombre allant jusqu'au-dessus du genou, pratiques et confortables, étudiées pour faciliter les mouvements et l'agilité de celui qui les porte.

Voilà de quoi à l'air Seven... Une femme dangereuse. On pourrait dire que l'habit ne fait pas le moine, mais dans son cas, il s'avère qu'elle est vraiment ce dont elle a l'air.



Configuration Psychologique
Vengeance | Fidélité | Haine | Colère | Fierté

Autrefois, Seven se nommait Aleksandra Vasilev. Mais voilà longtemps que plus personne ne l'appelle comme ça. Quand on lui demande comment elle s'appelle, c'est tout simplement "Seven". 7. Comme ce qu'indique l'un de ses tatouages, bien caché entre les autres, sur une partie de son corps rarement exposée. Nombreux sont ceux qui en viennent à croire que c'est là son véritable prénom, qui ne cherchent pas à en savoir plus, qui ne voient en elle qu'une folle à lier de plus. Mais certains finissent par comprendre que ce n'est qu'un numéro qu'on lui a donné un jour, et qu'elle a refusé d'oublier. Certains finissent par comprendre que "Seven" est l'appellation de sa vengeance, un message pour ses ennemis, un souvenir gravé et indélébile dans sa mémoire et dans son âme. Car la vengeance est ce qui la fait avancer, ce qui l'oblige à se lever tous les matins, à faire ses pompes pour se maintenir en forme, à s'exercer au centre de tir, à se vêtir, à sortir, à s'armer et à chercher ses cibles,... et à les éliminer, parfois proprement mais rarement délicatement.

On peut dire donc que Seven est habitée par ce qui habite tous les membres de "L'organisation vengeresse" : son cœur bat, ses poumons se remplissent d'air et ses yeux observent le monde pour Antarès. Elle incarne parfaitement l'un des bras armés des dirigeants de Black Matter et leur est d'une fidélité implacable. Elle n'est pas ce genre de petite fille à la tête remplie de jolis idéaux, qui croit à une fin heureuse pour tout le monde si elle fait bien ce qu'on lui dit de faire. Non. Quand elle tire, elle sait ce qu'elle fait. Quand elle élimine quelqu'un, elle sait pourquoi elle le fait. Elle ne croit pas en la fin heureuse pour tout le monde, elle connait les ténèbres qui hantent Antarès, les recoins les plus sordides de Pandémia, ce que cachent les chambres du Whore et traque sans cas de conscience les petites souris rebelles de Höle et Quasar.

Alors, pourquoi ? Pourquoi ce manque de scrupule et cette insensibilité face à l'anarchie et au chaos qui règne sur Black Matter ? Parce que Seven est convaincue que la S-Reign et Cypher sont les ennemis de leur liberté. Elle nourrit une haine profonde contre l'entreprise technologique et ses expériences. Les cyborgs, à ce jour, ne sont pour elle que des ignominies qui ne méritent plus de vivre, des humains ayant perdu toute liberté, qui agissent aux ordres d'une entité unique et surpuissante, sujets à l'autodestruction s'ils désobéissent, sujets à la mort si on tente de les déconnecter... Pas d'échappatoire. Quelques coups bien placés de vibrolame, et on n'en parle plus. Parce qu'ils sont une gangrène, parce que la S-Reign pense qu'Antarès est l'ennemi qui les a attaqué dans le dos, mais elle est convaincue qu'ils ne voient pas que le véritable ennemi, le véritable traître, est Cypher et toutes ces machines qui pullulent un peu partout.

Mais... Tout cela ne nous dit pas réellement qui est Seven, en dehors de sa vocation pour Antarès et de ses idéaux. En fait, on peut la voir comme une sorte de chien fidèle, qui après avoir connu trop de violence, trop de douleur, a réussi à trouver le maître qui lui fallait, le but qu'elle devait suivre, pour retrouver le calme et la paix. Elle reste un chien fou, aux réactions imprévisibles et aux crocs acérés, mais qui ne mord plus à tout va et qui sait désormais faire preuve de discipline et de retenue lorsque c'est nécessaire.

Lorsqu'elle n'est pas en mission, Seven peut même être une femme plutôt sociable, à l'approche difficile (sauf si elle est déjà au comptoir) mais au discours facile. Très franche, elle ne mâche pas ses mots et se montre même vulgaire, sauf envers ses supérieurs où elle tente de faire des efforts. Des efforts qui ne paient pas toujours et qui lui valent quand même parfois quelques remontrances, qui ne changent rien aux faits, cela dit. Elle n'est pas du genre à avoir peur des conséquences. Elle les accepte comme elles viennent et fait avec. Elle n'ira pas blâmer le premier venu pour une faute qu'elle a commise (mais viendra peut-être cogner le premier venu pour extérioriser sa colère...) par contre, si la faute ne vient pas d'elle... La retenue ne sera plus de mise et le savon risque d'être douloureux par là où il passera.

Sauvage, on retrouve sa brutalité et sa nervosité dans tout ce qu'elle fait ou entreprend. Elle ne dénigre pas les approches furtives mais déteste tourner autour du pot. Si vous voulez quelque chose, autant le lui demander clairement. Elle déteste les subtilités, les sens cachés, les mensonges et les faux semblants. Elle n'a pas la naïveté de tout prendre au premier degré, par contre. Elle est plutôt douée pour flairer le problème, mais ne supporte pas de devoir vous arracher les mots de la bouche. Oui, on peut dire que Seven est impatiente, sauf si ça en vaut vraiment la peine.

Enfin, pour bien terminer le tableau de cette chienne sauvage qui a réussi à trouver son maître, on pourra parler de fierté. Pas toujours très bien placée, elle y tient quand même. Celle-ci pourrait être parfois confondue avec le mot "honneur", proche, mais pas assez. Et puis, l'honneur, c'est pour les mauviettes. Elle ne se refuse pas à tirer dans le dos d'un ennemi quand il le faut. Mais elle ne fuira jamais un combat, que ce soit face à un xoïde, un cyborg, un noxien ou un humain, si elle a une chance de l'emporter. Si elle en a une. Tête brûlée, mais pas stupide, il lui faut juste une bonne raison pour sonner la retraite...

Vous l'avez sans doute compris... Ce tableau ressemble à un gigantesque champ de bataille, comme si cette femme n'était née que pour le combat. Et c'est en partie vrai. Mais pour découvrir les recoins les plus calmes de sa personnalité, son charme caché, ses sourires francs, sa sociabilité, il faut réussir à l'approcher, la connaître, la découvrir et la faire parler. Ce qu'elle ne rechigne pas à faire, mais comme dit plus haut, si vous voulez savoir quelque chose, posez lui clairement la question.



Parcours Biographique
[ 1 ] Enfant de la Rébellion

Cette histoire commence à peu près trente longues années après le coup d'état magistral qui frappa la colonie Apophysis et son gouvernement. Elle commence dans les pas d'une petite fille, une gamine pas plus haute que trois pommes, qui courre en compagnie d'autres gamins dans les rues sombres de Quasar, au fin fond de la colonie Black Matter. Ce n'était là qu'une bande de gosses qui avaient fait des rues et ruelles plutôt malfamées pour certains, en un gigantesque terrain de jeu : sale et malodorant, dangereux à certains moments, mais pour l'heure, le seul qu'ils pouvaient avoir. Ils avaient appris, au grand damn de leurs parents, à repérer les signes de dangers qu'il fallait éviter : ils savaient à quelle heure s'éclipser du quartier Est, quels bâtiments il ne fallait pas approcher, et que si un véhicule s'approchait d'eux, il n'y avait qu'une chose à faire : courir, et surtout, se disperser.

Dans le quartier, on les appelait "enfants de la rébellion". Parce qu'ils avaient des parents, quelque part, et que la plupart faisaient partie d'un groupe de rebelles qui faisait la "guerre" (si on pouvait appeler ça comme ça) à l'organisation Antarès. Du coup, les gamins, s'ils ne savaient pas exactement "pourquoi", savaient au moins ne pas se faire attraper. C'était la condition pour une telle liberté.

C'est dans ce groupe, donc, que commence notre histoire, et qu'on retrouve la petite Alex, neuf ans, et déjà pleine de ressources. Une gamine hyperactive, aux cheveux en bataille, toujours couvertes de poussière, sale, mais une jeune fille déjà maligne, qui ne manquait pas une occasion pour s'amuser et s'attirer des ennuis. Mais ce n'était pas elle, la reine des coups bas. Marcus était son voisin, une sorte de petit frère. Leurs parents étaient proches et ils passaient presque autant de temps chez l'un que chez l'autre. Elevés ensemble, ils s'entendaient également à merveille. Et si Marcus était doué pour penser aux mauvais coups, Alex était douée pour les mettre en pratique.

Ils riaient ce jour-là, avec leurs petits camarades, une bande qui mélangeait les âges, qui variaient entre six et quatorze ans. Marcus en avait deux de plus qu'elle, ce qui les classaient dans la moyenne de la bande. Ils venaient de jouer une farce à un vieux marchand du secteur Ouest, rien de bien méchant, et la vue du marchand en furie les faisait toujours éclater de rire alors qu'ils commençaient à se disperser pour rentrer chacun chez eux, par des chemins aléatoires et à chaque fois différents, pour éviter d'être suivis. Ca tenait en réalité plus du jeu que de la véritable prudence, mais au moins le faisaient-ils chaque jour. Ou très régulièrement...

Mais quand Marcus et Alex arrivèrent aux abords de leur immeuble, ce soir-là, ils ne sortirent pas de la ruelle qui les dérobait à la vue de la foule amassée dans la rue. L'un des derniers étages du gigantesque bâtiment était dévoré par les flammes, et on évacuait rapidement l'immeuble. Des hommes armés, lourdement armés..., montaient la garde un peu partout. Au sol, nulles traces de leurs parents. Mais la petite Aleksandra n'avait pas besoin de compter les étages pour deviner lequel était parti en fumée ce soir-là. Elle sentit à peine la main de Marcus saisir la sienne et l'emmener, au pas de course, ailleurs. Les consignes étaient claires : courir, et se disperser. Alors ils finirent par se lâcher la main face à un carrefour, et prirent des chemins différents.

[ 2 ] Enfant de la Rue

Neuf ans, et orpheline. Le statut n'était pas rare sur Black Matter, surtout quand on était enfant de rebelles. Les rebelles ne pouvaient pas faire long feu dans une ville qui interdisait le port d'arme et dirigée par une organisation qui n'avait guère de pitié pour ses ennemis. Neuf ans, orpheline et pleine de rage et de colère. Alex, à cette époque, vouait sa haine à Antarès, pour avoir tué ses parents. Certes, ils n'avaient pas revendiqué le carnage, mais qui pouvait réellement croire que ce n'était qu'un accident qui avait précisément emporté tout l'étage où résidait aux moins quatre membres important d'une des cellules rebelles de Quasar ? Même pas elle. Surement pas elle.

Plusieurs semaines étaient passées. Dans la petite boutique du vieux qui, deux mois plutôt, lui gueulait dessus pour avoir fait sauté toutes ses canettes de soda de son magasin, un balai à la main, la petite Alex avait réussi à se dégoter de quoi se nourir et se réchauffer un peu. A la rue et affamée, elle balayait pourtant le sol, résistant à l'envie de chipper une friandise pour calmer son estomac, mais rageant, en silence, contre la télévision et son lot de conneries quotidiennes. Survivre avait beau être son but immédiat, elle nourrissait en silence des rêves bien plus sombres. Elle voulait retrouver Marcus, qui n'avait pas été présent au lieu du rendez-vous, des semaines plus tôt, ni tous les jours où elle s'y était rendue. Elle n'avait d'ailleurs revu personne. La bande était dissoute. Les enfants, envolés. La rébellion, éteinte pour un petit moment. Elle était toute seule, et ne savait pas où chercher.

Le vieux nourrissait d'autres rêves : gagner Höle, et sa vie plus tranquille. Alex ne manquait pas une occasion de le traîter de lâche et de couard. Il n'y faisait pas plus attention que ça, et ça la faisait rager d'autant plus.

« J'suis trop vieux pour c'combat là, et toi, t'es trop jeune, ma p'tite. Tu d'vrais v'nir aussi. Si tu travailles bien, j'peux p't'être t'emmener avec... »

Ce à quoi elle répondait toujours un NON virulent en claquant la porte de la réserve du magasin. Le soir, elle repartait toujours de plus belle à la recherche de son ancien voisin et meilleur ami, visitant les quartiers de plus en plus mal famés qu'elle avait évité toute son enfance.

Puis un jour, le vieux mis ses rêves à exécution. Alex allait avoir 11 ans, lui approchait des 70. Il mit enfin la clé sous la porte, et prit ses maigres bagages pour joindre Höle. Mais Alex était partie avant qu'il ait pu lui dire au revoir. Elle était de nouveau à la rue, et était bien décidée à ne plus dépendre d'un adulte couard. Elle commençait tout de même à se demander si Marcus n'était pas parti lui aussi, sur un autre vaisseau, voire même sur une autre colonie ? Lorsqu'elle finit par tomber sur lui. Par hasard... En le bousculant au coin d'une rue, non parce qu'elle ne faisait pas attention, mais parce qu'elle avait vu là un bon larcin à se faire, et qu'elle devenait douée comme pickpocket.

Mais premièrement, le gamin n'était pas moins doué qu'elle, au contraire, et lorsqu'il lui attrapa le bras pour la retenir, et que leurs yeux se croisèrent... Elle le reconnu tout de suite. Et c'en fut de même pour lui. Ce qui aurait dû se finir en bagarre se termina en un câlin de retrouvaille presque attendrissant. Parce qu'il lui reprit quand même son bien, avec un regard noir, qui disparut pour laisser place à la joie de la revoir.

Les deux gosses enfin rassemblés refusèrent tous les deux de se séparer de nouveau, et Marcus emmena Alex dans son sillage. Vêtu correctement, son voisin avait l'air bien nourri et en bonne santé. Et elle ne tarda pas à comprendre pourquoi : il avait réussi à se faire une place, malgré son jeune âge, dans une bande de malfrats du quartier Est et effectuait des petites missions pour eux qui lui rapportaient un peu d'argent. Il avait un toit (qui n'était qu'un vieil entrepôt, mais c'était mieux que la rue), une bande sur qui compter, de quoi se nourrir, et comme il n'y avait guère plus de police dans les rues depuis des années, peu de soucis en dehors des bandes rivales.

[ 3 ] Malfrats et premiers amours

Marcus introduisit la jeune Alex dans la petite bande composée avant tout de jeunes de treize à seize ans qui observèrent d'un oeil méfiant cette gamine toute jeune, maigrelette, vêtue de haillons. Malgré les recommandations de son ex-voisin et meilleur ami, ils mirent ses talents à l'épreuve sur diverses missions : diversion, guet, vol... avant de l'accepter réellement parmi eux et de lui confier pour qui ils travaillaient et ce qu'ils faisaient.

Ils bossaient pour "Le Boss", une grosse tête du quartier Est qui protégeait son identité et concevait plusieurs cellules comme la leur chargées de perpétrer quelques missions dans les environs. On disait que ça sauvegardait ses affaires, que ça assurait la sécurité des plus grosses transactions, que ça déviait le regard d'Antarès et de la Rébellion sur des méfaits plus badins... On disait des tas de choses. Pour l'heure, ces boulots payaient les repas de Marcus et d'Alex, et ils ne cherchaient pas vraiment à en savoir plus.

Les mois, les années, passèrent alors sans même qu'ils les remarquent. Les boulots se succédèrent et l'envie de rejoindre la rébellion s'amenuisa chez Alex. Comme le port d'arme était interdit, on leur apprit à se battre au corps à corps, à l'aide de lames généralement de fortune, et elle se montra plutôt douée à ce jeu-là.

Entre Alex et Marcus commença également à naître une relation qui s'éloignait de plus en plus de l'amitié pour devenir plus intime. Et l'amour rend aveugle, comme on dit. Ils ne remarquèrent pas certains détails, comme le fait que de plus en plus de jeunes de la bande "disparaissaient". Ou du moins, ils se contentaient de l'explication donnée à ce genre de disparition : on les envoyait faire leur service militaire obligatoire dès qu'ils atteignaient l'âge, à savoir 16 ans, un âge dont s'approchait dangereusement Marcus.

Cette année-là, l'année des 14 ans d'Alex, il se passait beaucoup de choses en réalité. Non seulement, elle perdit sa virginité dans les bras de son meilleur ami, mais elle tua également son premier homme en mission, lui tranchant la gorge avant de fuir les lieux pour qu'il ne dévoile pas qui l'avait volé ou pourquoi. Ce n'était qu'un idiot qui avait été au mauvais endroit au mauvais moment, mais ça valut un nouveau statut à la jeune fille dans leur petite organisation. C'est à ce moment qu'elle décida de son premier tatouage : la tête de mort au milieu d'un Oméga couvrant son joli dos. Marcus se fit d'ailleurs le même, quelques semaines plus tard, sur l'omoplate droite, pour "montrer son appartenance et sa fidélité" à Alex. Ah, les jeunes.

Puis, tout dégringola. Marcus reçut une mission en solitaire, un jour, sans crier gare. Une mission difficile qui devait l'emmener dans Pandémia. Alex protesta, mais Marcus partit quand même. Alors, contre l'avis de leurs supérieurs, elle l'accompagna, le suivant d'abord à son insu, avant de se dévoiler une fois sur place.

Marcus protesta, disant qu'il était assez bon pour s'en acquiter seul, qu'il n'avait pas besoin d'elle, mais elle n'en démordit pas, et il n'eut bientôt plus le choix. Alex se souvient qu'ils finirent par entrer ensemble dans le bâtiment désigné où une sorte d'échange devait avoir lieu et puis... ce fut le trou noir.

[ 4 ] Naissance d'une vengeance

Lorsqu’elle se réveilla, Alex ne comprit pas tout de suite où elle se trouvait. Attachée à un lit mécanique, pratiquement nue, seule, dans une pièce froide et sans vie qui ressemblait vaguement à un laboratoire clandestin, elle cria plusieurs fois, sans réponses, jusqu’à ce qu’une voix brise enfin le silence, celle de Marcus.

Derrière une séparation, elle ne pouvait le voir, mais il était là, et vivant. Ignorant tout autant qu’elle où ils se trouvaient et pourquoi ils étaient là, ils furent obliger d’attendre qu’un homme en blouse blanche pointe le bout de son nez. Mais là encore, malgré leurs questions, ils n’eurent pas de réponses.

C’est alors que commencèrent les expériences… Et Alex comprit qu’ils étaient désormais des rats de laboratoire. D’abord elle crut à un rapt, un enlèvement au hasard, puis un troisième co-habitant apparut dans leur petite pièce étrange, et elle reconnut la voix d’un de leurs amis, proche des seize ans lui aussi… Alors là, elle comprit. Elle n’aurait pas dû être ici, mais elle avait été au mauvais endroit au mauvais moment. C’était Marcus qui était visé. Mais elle l’avait accompagné ! Alors elle se retrouvait dans cet enfer avec lui, à se faire charcuter par ces charlatans, à se faire injecter elle ne savait trop quoi dans les veines et les muscles. Et bon dieu ce que ça faisait mal.

Marcus avait plus de chance qu’elle. Il ne trouvait pas ça douloureux. Il trouvait même que ça le « renforçait », que ça le changeait, en mieux. Mais pour Alex, c’était rejet sur rejet. De nouveaux tatouages lui furent gravés sur la peau et des cicatrices dues aux opérations vinrent entamer les anciens. La douleur était parfois telle qu’elle pensa quelques fois sombrer dans la folie, voyant parfois Marcus au pied de son lit, marchant, libre, dans la pièce, alors qu’elle était toujours prisonnière, des liens et de la douleur.

« Ils ne comprennent pas ce que tu as, Alex, pourquoi ça ne marche pas sur toi… » Qu’il murmurait sans cesse.

Les gens en blouse l’appelaient 21N7. Ou 7. La troisième voix, elle avait fini par disparaître. Et puis, c’est Marcus lui-même qui disparut. Quand elle demanda pour le voir, une fois, on lui répondit de l’oublier. Qu’il était mort. Elle se débattit tellement qu’elle rouvrit certaines blessures, assomma un ingénieur, et retomba inconsciente.

Combien de temps passa sous ces bistouris et autres instruments du diable ? Elle l’ignora. La douleur finit par passer au second plan. Et elle sut qu’elle allait bientôt mourir. Ils venaient de moins en moins souvent pour elle, semblaient presque désespérés à l’idée d’une autre opération vouée à l’échec. Et finalement…

Finalement, il y eut une grande explosion. Un grand vacarme. Des balles. Des cris. Puis une arme pointée sur elle, un casque de protection qui lui renvoya son propre reflet. Cet homme aurait pu mettre fin à ses jours, et devant cette idée, elle se contenta de fermer les yeux, prête à l’accepter. Mais au lieu de ça, on la détacha, et on l’emmena.

Lorsqu’elle se réveilla, cette fois-là, la douleur était moins vive, les lieux plus chaleureux, le lit plus confortable : un hôpital. On vint l’examiner, l’ausculter, puis un homme vint lui parler. Il lui demanda l’âge qu’elle avait, elle lui demanda l’année, et finit par répondre 17 ans, après un calcul basique qui lui laissa un goût amer dans la bouche : 3 ans… Elle avait passé trois années dans ces labos ! Elle n'osait même pas jeter un coup d'oeil aux dégats causés sur son corps. On lui demanda son nom, et ce fut la première fois qu’elle répondit « Seven », le regard flamboyant d’une colère et d’une rage renaissante…

[ 5 ] Changement de camp

C’est dans cet hôpital, aux bons petits soins de véritables médecins, que Seven commença à remettre sa vie en question, ressassant sans cesse ce que cet homme de l’organisation Antarès lui avait dit sur le complexe dans lequel elle s’était retrouvée, sur les rebelles, sur le véritable but du gouvernement de Black Matter… Tout en pleurant la mort de Marcus, elle commençait à transvaser sa haine d’un camp vers un autre.

Etait-ce vraiment pour ce genre de choses que ses parents se battaient, et sont morts, même indirectement ? Elle n’arrivait pas à y croire. Et pourtant, ce qu’elle avait vécu ces trois années, cette douleur toujours présente en elle, la transformation de Marcus en cyborg et sa disparition (était-il seulement vraiment mort ? Ou bien n’était-ce qu’un autre mensonge ?), tout ça… ne pouvait pas la tromper.

Sa colère, sa frustration, sa peine, sa tristesse et le fait qu’elle se retrouve perdue, sans plus être sûre de ses propres convictions, déclenchait souvent chez Seven des crises de nerfs telles qu’elle s’attaquait souvent aux médecins et infirmières qui passaient par là. On finit par l’attacher, pour faciliter sa guérison. Et on finit par la laisser seule dans sa douleur, dans une chambre close… Une erreur qui n’améliora certainement pas les choses.

Quand l’homme d’Antarès revint, un jour, ce qu’il découvrit n’était pas du tout à son goût. Comme elle ne pouvait plus extérioriser sa colère par des gestes, elle gueulait à tout va des insanités qui s’entendaient souvent dans toute l’aile de l’hôpital où elle se trouvait. Les médecins ne savaient plus quoi en faire, si ce n’était la transférer en psychiatrie.

Mais il offrit autre chose à Seven, qui au départ n’était pourtant pas très encline à l’écouter : il lui proposa de faire son service militaire, et – si elle s’en sortait brillamment – de travailler pour Antarès. Il la laissa réfléchir, une nuit, à la proposition, et revint le lendemain. Les cris avaient cessés. Elle se contenta de lui jeter un de ces regards, froids, toujours si plein de colère, et de répondre « Okay ».

On la détacha alors, et on l’envoya à l’armée. La première chose qu’elle fit ? Se raser la tête. La seconde fut un nouveau tatouage. Et puis seulement, elle commença à suivre les entraînements avec un sérieux qui ne lui avait jamais été habituel, avec une discipline qu’elle ne pensait pas avoir. Elle mordait toujours autant, ne s’entendait pas avec grand monde au camp, mais sous les ordres de ses supérieurs, Seven se montra étonnamment à l’écoute et appliquée.

Alors qu’une seule année était obligatoire, elle s’acquitta de deux ans de service et se perfectionna au maniement des armes à feu et des lames. Moins douée en ce qui concernait le pilotage des AS, elle montra une préférence pour le Scar, mais on la retira bien vite de ce genre de poste. Autant l’engin n’était pas fait pour les froussards, autant Seven était totalement suicidaire à leur bord et finissait, en simulation, par mourir presque automatiquement (emportant le plus possible d’ennemis avec elle, certes, mais ce n’était pas du tout vu comme un avantage).

Au terme de ces deux années, et alors qu’elle atteignait ses vingt ans, Seven endossa enfin l’uniforme de ceux qu’elle avait tant haïs en étant enfant. Mais désormais, elle n’était plus cette petite gamine idiote qui croyait en l'amour, la fraternité et qui distribuait sa confiance comme des bonbons à ses camarades…

[ 6 ] Nettoyeuse d'Antarès

Entrer chez Antarès, ce n’était pas comme faire partie d’une petite et minable bande de rues. C’était savoir rester à sa place et obéir aux ordres. Et si Seven savait y faire quand elle voulait, elle n’en avait pas toujours envie et son impulsivité restait légendaire.

Elle s’attira des amis comme des ennemis dans l’organisation, mais savait tout de même « éviter » les conflits internes (ou les tuer dans l’œuf…). Fallait pas trop la chercher. La plupart le comprirent bien vite. D’autres… moins.

N’ayant pas vraiment de vie en dehors de l’organisation, elle se dévouait corps et âme à son nouveau travail et accomplit une bonne dose de missions, la plupart du temps avec succès, d’autre… Hé bien, parfois, si elle revenait en vie, c’était à cause d’un coup de chance, elle ne peut pas le nier (mais faut pas lui demander de l’avouer à voix haute non plus). Souvent, d’ailleurs, d’une mission résulte un nouveau tatouage… Et elle commence à ne plus avoir de place.

C’est d’ailleurs durant une de ses premières missions qu’elle abandonna définitivement l’idée de retrouver « Marcus ». Car oui, l’espoir était encore en vie, quelque part au fond d’elle. Mais lorsqu’elle se retrouva pour la première fois face à un véritable cyborg, elle comprit qu’il n’y avait plus aucun espoir pour son ami et ancien amant. Elle vit de ses propres yeux un cyborg désobéir aux ordres que quelque chose, au fond de sa tête, lui donnait. Une charge explosive détonna, emportant le cyborg avec lui et blessant l’agent d’Antarès qui le maintenait en joue…

Obéir ou être tué. C’était là le crédo des cyborgs. Un crédo qu’elle ne pouvait pas tolérer.

Aujourd’hui, on connait « Seven » à Antarès comme l’un des nettoyeurs les plus chieurs mais l’un des plus efficaces, bien qu’elle ne soit pas infaillible. Quand quelqu’un la cherche, en général, il ne sait qu’une chose « chercher une fille entièrement tatouée au Whore ». Mais, toujours en général, on ne s’attend pas à tomber sur « ça »…



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MessageSujet: Re: Seven, Nettoyeuse d'Antarès   Dim 12 Mai - 13:26

Eh bien... rien à redire, j'adore ta fiche, très bien faite, colle nickel au contexte... bref, un sans fautes. Validée du coup, reste les deux trois formalités à remplir pour pouvoir RP :
- Remplir ta Carte d'Identité
- Recenser ton avatar

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Seven, Nettoyeuse d'Antarès

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