Optimisé pour
facebooktwitter



 
Pensez à faire des Demandes RP si vous voulez jouer !

Partagez | 
 

 La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Masculin Messages : 229
Age : 25
Localisation : Beyrouth


Feuille de personnage
Métier : Pilote d'AS Wolf
Nébulite Nébulite: 2850

MessageSujet: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Dim 15 Sep - 7:07

L'espace... une immense mer noire qui s'étend à perte de vue, ponctuée par intermittence de fébriles lumières blanches, espoir pour tout un peuple de nouvelles terres. Le grand noir, loin de toute colonie, tel des explorateurs des temps jadis nous avancions. Cependant, je ne pus me perdre bien longtemps dans mes pensées, une voix robotique venant me tirer de mes rêveries.

M.Errir est demandé sur le pont

Putain, j'arrive, pas la peine de gueuler, comme si la voix pouvait m'entendre...

Comment je me suis retrouvé là... Simple en fait. Deux types du FIDS sont venus me chercher au QG, ils étaient en uniforme d'apparat, ça devait alors être vraiment important. Après m'avoir fait asseoir sur un canapé, ils avaient commencé à me briffer sur une histoire de piraterie qui ne m'intéressait pas du tout jusqu'à ce qu'ils prononcent un nom: Torouk Mac Tao. Torouk Mac Tao était un capitaine de pirate, une brute sanguinaire qui pillait, tuait et brulait les vaisseaux de transport qu'il capturait, une plaie que le FIDS cherchait à éliminer depuis déjà plusieurs années. Alors, pourquoi venir me voir, moi un tireur d'élite, un pilote d'AS dont les états de services de la Sana Noxarias étaient tout sauf exemplaire? Pour une seule raison, durant mon errance de 10 ans dans les rues d'une forteresse volante, je l'avais rencontré, et avant qu'il ne soit pirate. J'avais travaillé pour lui pendant un temps, je le connaissais bien, ses méthodes, ses faiblesses, rien ne m'étais inconnu sur lui, l'inverse valait aussi malheureusement. Et j'avais eu le malheur de le dire devant un soldat un soir de cuite. Résultat, me voila engagé dans ce vol pour trouver et choper ce gars.

Je déambulais donc dans les couloir d'une corvette militaire, entouré de types épinglés dans leurs uniformes qui couraient à droite à gauche dans le but de faire je-ne-sais-quoi. Tout ça perturbait mes rêveries. Le vaisseau était somme toute assez classique. De longs couloirs de métal, des étendards par-ci par-là, vaguement quelques photos dans la salle à manger... Décidément je trouve que ces militaires manquent d'imagination. Pourvu que le capitaine me fasse changer d'avis, sinon, je vais m'emmerder sec. Je ne m'étais pas casser la tête pour mon équipement. Bien que les armes soient sensés rester dans l'armurerie, j'avais ma vibro-lame sur moi, bien caché contre ma cuisse mais mon fusil, lui, j'avais dû le laisser à l'armurier, bien que ça m'ait beaucoup chagriné. Je portais un pantalon noir, une chemis blanche légère et un veston noir par dessus, plus genre petite veste que veston d'ailleurs Et au cas où, j'avais embarqué ma veste de pilote de la sana Noxarias, juste pour provoquer...

Arrivé sur le pont, Je m'appuyais contre un mur. Le capitaine allait sans doute arriver d'une minute à l'autre et je me retrouvais entouré d'officier de pont qui gesticulaient sur leurs claviers. L'un d'eux, me calculant enfin, me dévisagea pendant une minute avant de réagir. j'avais furieusement envie d'allumer un cigare devant eux, malgré les interdictions, juste pour les faire rager. Mais bon, je m'abstins. Plus du fait que je n'avais pas de cigare sur moi que d'un excès de respect et de politesse.

Sergent Errir, je suis heureux de vous accueillir à bord. Le capitaine ne va pas tarder. Vous êtes là en tant que consultant n'est-ce pas? me lança-t-il avec une voix doucereuse, bien différente de celle du haut-parleur.

Sergent... oui c'est vrai, mais personne ne m'appelle plus comme ça depuis mon départ de l'armée. Et consultant est peut être un peu formel. Si ça bastonne, j'en serais. J'suis pas un gratte-papier, je suis ici pour choper mon ancien chef, et ceux car on me paye pour vous aider, rien de plus. Enfin, ça me fera du bien de sortir un peu. Le grand air, c'est revigorant. Donc, en bref, appelez moi Zael, ça fera l'affaire. Et pas de "vous", "tu" suffira. On risque de crevez ensemble alors pas de chichi.

Ne bougeant pas de mon mur, je me mis à scruter les environs. Je finis quand même par décocher un sourire. On partait débusquer une des pires vermines de la galaxie, hormis ces putains de Xoïdes j'entends, ça va pas être de la tarte. On risque même d'y rester à mon avis. Mais bon, c'est ça la vie. Et en plus, j'adore voyager, c'est un peu comme les vacances en fait...


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Messages : 23
Age : 28


Feuille de personnage
Métier : Officier Supérieur - Capitaine de corvette
Nébulite Nébulite: 500

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Dim 15 Sep - 15:36

« Quand tu dit "audacieux", c'est audacieux genre dents qui rayent le parquet où audacieux genre suicidaire ?
- Suicidaire. Tu lui file un WA 3500 sans caisson de combustion et une combinaison pressurisé en lui demandant de faire un tir sans atmosphère, et il sera capable de mettre le fusil dans la combinaison pour avoir une combustion correcte.
- C'est quand même loin niveau suicidaire …
- De ce que j'ai cru comprendre, il est bon en apnée. »

Florentia sourit, ce qui eut pour effet de faire passer l'image de sa communication avec le chef de Guerre Wo'rlv sur son œil directeur. Elle contracta le coin droit de sa bouche pour remettre l'image à sa place et arriva devant l'armurerie : un bien grand mot pour définir l'armoire métallique verrouillée par une serrure biométrique.
Elle posa son pouce sur la plaque de verre tout en reprenant sa conversation.
« D’après mes supérieurs, c'est un franc-tireur indigne de confiance et totalement incontrôlable. Tu le considère comme fiable ?
- Il ne va pas respecter la chaîne de commandement, mais c'est un digne fils de Nox.
- Ça me va. Faut que je te laisse, j'ai une casserole à faire voler. Tu embrassera ta fille pour moi. Terminé »

Florentia désactiva la communication en appuyant sur son tragus et ouvrit l'armurerie. Le fusil du mercenaire était assez facile à repérer au milieu des armes d'abordage réglementaires. La jeune femme Fixa sa fovéa sur l'arme et double-cligna de l'oeil gauche pour passer en mode analyse. 110cm de canon pour 10kg, visée laser corrigée, canon modifié et conception assez artisanale pour qu'on distingue presque les marques du marteau dans le métal. … Cela collait bien au portrait qu'on lui avait fait de Zael : Efficace, imprévisible et peu fiable. Florentia mit son HUD en veille et referma l'armurerie. Contrairement à beaucoup d'officier du F.I.D.S qui se serait trouvé dans sa situation, elle était contente d'avoir le mercenaire à bord : quant un type qualifié de suicidaire était toujours vivant pour porter cette réputation, c'était qu'il était au moins assez bon pour ne pas mourir. Et elle aimait bien ça.

Le capitaine arriva sur le pont au milieu d'une conversation entre le mercenaire et le quartier-maître du S.S Scavenger. Elle croisa le regard écarlate de Zael et eut un demi-sourire, comme amusée par le contraste avec ses propres yeux bleu glacés. Elle activait par cette contraction son HUD pour afficher le rapport de compétence du Noxien.
« Personne ne meurs sous mes ordres Zael, pas avant moi en tout cas. Capitaine Keroeï, je commande ce bâtiment. Bienvenu à bord. »
La jeune femme tendit une main au Noxien et reprit :
« On m'a dit que tu était obstiné, audacieux ou suicidaire selon à qui on demande, et j'ai cru comprendre que tu est compétent avec un fusil de précision et une AS. C'est le cas ? »

Le ton de Florentia était assez surprenant. Elle n'avait pas le ton sec, pincé et protocolaire des militaires de métier. Elle parlait plus comme un patron d'un navire de forage que comme le capitaine d'une corvette. Et pour peu que la conversation monte de ton, le Noxien pourrait découvrir qu'elle jurait bien mieux qu'un foreur.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Masculin Messages : 229
Age : 25
Localisation : Beyrouth


Feuille de personnage
Métier : Pilote d'AS Wolf
Nébulite Nébulite: 2850

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Mar 17 Sep - 14:40

« Personne ne meurs sous mes ordres Zael, pas avant moi en tout cas. Capitaine Keroeï, je commande ce bâtiment. Bienvenu à bord. »
« On m'a dit que tu était obstiné, audacieux ou suicidaire selon à qui on demande, et j'ai cru comprendre que tu est compétent avec un fusil de précision et une AS. C'est le cas ? »


Tant mieux alors, ce serai fâcheux de disparaitre si tôt. Je saisis sa main pour la serrer avec une poignée franche. Et pour ce qui est de mes compétences, on peut dire que je m'en sort plutôt bien, assez pour que la sana noxarias me garde durant toute la guerre et assez pour que l'IMS veuille de moi. En prenant en compte ça, on peut dire que ça fait de moi un des meilleurs. Quand à une AS, je sais les piloter, surtout les wolf, vaut mieux éviter de me mettre au contact, je peux devenir assez nerveux.

Nerveux est un doux euphémisme pour signifier ce qui se rapproche de berseker dans les sagas antiques. Je pète littéralement les plombs au contact, je me bat tel un animal, avec sa force et ses faiblesses, je suis pas beau à voir...

Enfin bref, content d'être là Capitaine. Juste une question, vous savez déjà où il crèche le gus ou le débusquer fait aussi partis du job?

Je me décollais de mon mur pour me mettre face au capitaine. Je ne savais pas grand chose sur elle, vu que je ne lis jamais les rapports, je me fais mon opinion sur le tas. Je savais juste pour ses yeux. Et une folle envie de passer mon doigts devant pour voir comment ils bougeaient me titillait. Mais, terrassé par le peu de respect qu'il me reste, je me retins pour faire bonne figure.

Bon, pour faire bref, Torouk Mac Tao est un cauchemar vivant, un sac de muscles dopé aux stéroïdes doublé d'un esprit sadique. En plus, il ramasse son équipage dans les pires cloaques possibles. Résultat, vous trouverez pas un sain d'esprit chez lui. Faudra pas vous laisser effrayé, il accroche des cadavres sur la coque de son vaisseau et la peau et les organes explosent dans le vide, c'est pas beau à voir.

Je me dirigeai au centre de la passerelle du pont, comme pour faire un debriefing général. Sur ce coup, j'affichais mon regard le plus sérieux ainsi qu'un calme effroyable. L'avantage quand on parle à plusieurs personnes à la fois, c'est que la timidité disparait complétement, bien que mon statut d'indépendant me mettent en confiance car à l'abri de la hiérarchie.

Comme je l'ai précisé à vos chef avant, je vous le dit à tous. Ce type fait des prisonniers... et ce n'est pas une bonne nouvelle. Gardez toujours la dernière balle de votre arme en cas d'abordage. Non pas pour vos ennemis, mais pour vous. C'est indolore, et mille fois meilleur que ce qu'ils vous réservent. Ce sont de véritables fous qui mutilent leurs visages par simple plaisir. Humain est un terme qui ne s'applique plus à eux.

Un des officiers sourit avant de me lancer fierement:

Vous dramatisez un peu là, c'est très romanesque, mais pas vraiment rationnel.

Plusieurs dizaines de vaisseaux ont disparus, y a jamais eu un survivant, et, sur le VTM Heraklion, on a retrouvé une vingtaine de corps depecés pendu au plafond. Leur visage témoignaient qu'ils n'étaient pas mort au mort de cet acte. Si ils vous capturent, ils vous violeront, vous mangeront et découperont votre peau pour s'en faire des vêtements. Et si vous avez de la chance, ce sera dans cet ordre là. On raconte que Mac Tao aurait été avalé par un Xoïde et qu'ils lui aurait perforé l'estomac pour en sortir. J'ignore si c'est vrai, mais ça ce dont je suis sûr, c'est qu'il endoctrine lui-même ses Hommes en les torturant pour briser leur volonté. Et afin d'en faire ses esclaves, ils leur enlève la parole en leur coupant la langue en deux dans le sens de la longueur. je sais ça car il a voulu me le faire mais j'ai put disparaître à temps.

Je vis un des Hommes de pont avoir un frisson, et un autre devenir pale. Et pourtant, ils n'ont encore rien vu, j'ai juste parlé... Si seulement ce que je leur racontais était un mensonge...

Mac Tao est un psychotique narcissique atteint du complexe de Dieu, qui vit dans son monde d'esclaves et de folie. Il est pour ses Hommes un dieu, et ce croit comme tel. Cependant, c'est un redoutable combattant, et ses gars ne reculeront devant rien. Alors, je vous en conjure, au nom de ce qui fait l'intégrité humaine, et même noxienne, ne faîtes pas de quartier.

J'avais fait ce discours avec un ton crescendo aboutissant à cette phrase non pas comme à une conclusion logique, mai comme une supplique venant de l'au-delà, réclamant vengeance. J'avais tourné le dos au personnel du pont pour regarder vers l'avant de la corvette et je demeurais ainsi une dizaine de seconde avant de me retourner et de venir retrouver ma place aux côtés du capitaine, à qui je déclarais:

Bon, allons-y, je voudrais rentrer avant le tournois de Baby-foot de l'IMS. Je ne veux pas manquer ça.

De toute ma vie j'aurais espéré ne jamais ré-entendre ce nom, et surtout, j'espérais éviter les questions sur ma relation avec lui. Y a des souvenirs qu'il vaut mieux garder caché bien profond...


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Messages : 23
Age : 28


Feuille de personnage
Métier : Officier Supérieur - Capitaine de corvette
Nébulite Nébulite: 500

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Mar 17 Sep - 21:36

"Uns des meilleurs" … C'était probablement la seule raison pour laquelle Florentia avait un peu de mal avec les pilotes d'AS et les pilotes de chasse. Seuls dans leurs petits vaisseaux, jetés au milieu d'une zone d'engagement saturé d'objets explosifs, électrifiés, tranchants ou fortement contondants avec rien d'autre entre eux et la mort qu'un blindage léger, un bouclier simple et une grosse paire de canons, il était facile de se prendre pour un génie juste parce qu'on avait eut la chance de rester vivant.
Bien entendu, eux aussi savaient ce que ça faisait de perdre un compagnon d'arme, mais aucuns ne savait réellement ce que ça faisait de survivre à la destruction d'un bâtiment qui était devenu, au fils des longs mois passé en stand by ou en voyage, un véritable foyer avec sa communauté et ses dynamiques de groupe.
Mais bon, Zael avait le bon goût d'être franc sur ses capacités, ce qui combiné à sa réputation en faisait objectivement un bon pilote. Les considérations personnelles de Florentia n'avaient pas vraiment sa place dans son jugement.

Le jeune pilote lui demanda si elle savait où le pirate que le Scavenger devait partir chercher se trouvait. Sa réponse fut assez simple :
« Aucune idée à part le secteur où il a été vus le plus souvent. Mais vu sa réputation, je suppose que nous n'aurons pas trop à attendre avant que lui nous trouve. Tu peut briefer l'équipage sur ce Mac Tao ? »
Et c'est ce que le mercenaire fit. Florentia croisa les bras derrière son dos et écouta le récit du jeune Nox.

Il en rajoutait surement pas mal. Comme tout les mercenaires, il ne savait pas vraiment différencier le bar et la barre. Mais ce n'était pas plus mal. Elle le laissa faire son petit discours flippant, puis laisse planer un petit silence après son incitation à ne pas faire de quartier, puis elle motiva ses troupes.

Elle s'adressa au Noxien, assez fort cependant pour que tout le monde puisse l'entendre.
« Zael, s'il te plait, tu va faire peur aux femmes. Nous sommes ici pour éliminer un monstre qui se trouve également être un criminel de guerre, mais qui est aussi bien commodément humain. Personnellement, je ne connait pas d'humain capable de survivre a une paire de torpille N2. Et pas chance, on en a six dans les soutes. »

Puis elle se tourna vers son Quartier-maitre et dit :
« Monsieur Meliz, inscrivez Monsieur Errir au registre d'équipage en tant que cibleur d'artillerie. »

Puis elle se tourna vers ses hommes, activa son communicateur pour être entendue dans tout le bâtiment et dit :
« Ici le Capitaine Keroeï. Nous sommes comme vous le savez à la poursuite du pirate répondant au nom de Torouk Mac Tao, qui sévis dans ce secteur. Notre stratégie pour le débusquer est très simple : nous allons nous perdre au fin fond du secteur, mettre les moteurs en panne, élargir au maximum notre champ de surveillance radar et faire passer un message de détresse civil. Dés que son vaisseaux nous approche et est identifié, on surcharge ses boucliers de tirs lasers et de torpilles, on envoie quatre torpilles N2 en configuration anti blindage, et on scanne les débris histoire d'être parfaitement certain que rien n'a survécu à l'attaque. Terminé. »

La jeune femme ferma le canal de communication.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Masculin Messages : 229
Age : 25
Localisation : Beyrouth


Feuille de personnage
Métier : Pilote d'AS Wolf
Nébulite Nébulite: 2850

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Jeu 19 Sep - 7:05

Au moins c'était clair. Le plan était simple, cela consistait à faire en sorte que Mac Tao nous tombe dessus pour nous tuer. Bien que je doutais un peu de la réussite, je m'abstint de tout commentaire. Laissons donc aux officiers le soins de planifier tout ça. Je prenais ma position de cibleur d'artillerie, un petit bureau dans un coin pas loin de l'artilleur général. Il y avait dessus un petit ordinateur de visée ainsi qu'une série de boutons de couleurs différentes. Je comprenais pas la moitié des fonctionnalités du tableau de bord mais c'est pas grave, je ferais ça à l'instinct, comme d'habitude, ça marche très bien.

Le vaisseau vint se mettre en position au dessus de nul part, à équidistance entre deux colonies je suppose. A ce moment, une violente secousse manqua de me faire écraser la tête contre mon écran. Les moteurs venaient de s'arrêter net. plus un mouvement, nous étions totalement immobile. Puis ce fut le tour de tous les circuits principaux de s'arrêter pendant un cout instant, le temps que ceux de secours prennent le relais et pendant une seconde, nous fûmes plongés dans le noir total. Quand tout fus revenu à la normale, un signal de détresse fut envoyé et tournait en boucle. Nous pouvions l'entendre sur tous les écrans de contrôle. Entre le silence et ce message qui tournait, l'ambiance devenait vraiment lugubre. Tous les observateurs étaient à l'affut, cherchant la moindre trace de mouvement en faisant des mouvements de tête tout aussi stupides qu'irrationnels. ils allaient pas mieux voir l'écran en se tordant le cou...

Commençant à m'ennuyer ferme, je me souvins d'un truc qu'on m'avait appris durant mes travaux de mécanique. Je sortis de ma poche un petit lecteur de musique, le posais sur le bureau avant de m'allonger sur le sol. je commençais alors à dévisser le panneau de fer cachant les câbles électriques qui tomba alors bruyamment par terre. Tout le monde devait me regarder avec le vacarme que je faisais mais bon , je m'en foutais royalement. Après avoir modifié deux trois branchements, et connecté mon lecteur à tout ça je me redressais, sous le regard médusé de plusieurs officiers de pont.

J'ai presque finis, vous inquiétez pas.

Mon tableau de bord changea étrangement de couleur et émis un bruit étrange. Puis, une fois être passé par toute les teintes de l'arc-en-ciel, une petite mélodie en sortie. ça y est c'est bon. Maintenant, de la musique sortait de mon poste de travail.

ça détend un peu l'atmosphère. J'ai de tout les types de musiques vous savais, vous pouvez demander.

Puis je reprenais ma place en mettant un coup de poing sur mon tableau de bord, afin que l'image arrête de sauter. Et ça fonctionna. Je me retournais alors vers le capitaine, les jambes croisées me tapotant les doigts.

Vous croyez vraiment que ça va marcher votre plan? Il ne risque pas de reconnaître un batîment militaire?


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Messages : 23
Age : 28


Feuille de personnage
Métier : Officier Supérieur - Capitaine de corvette
Nébulite Nébulite: 500

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Dim 22 Sep - 10:05

« Monsieur Errir, pourriez-vous s'il vous plait cesser de trifouiller sous les jupes de mon bâtiment ? C'est encore une demoiselle, mais elle est bien plus distinguée que ça. Merci »

Les mercenaires du test … Jamais satisfaits de leur matériels … C'est vrais que c'était marrant, mais elle préférait éviter les pertes de concentration pendant les manœuvres, particulièrement celles aussi délicates qu'une embuscade où le chasseur était également l’appât.
Par contre, le fait que le mercenaire remette son plan en question la dérangeait. Elle n'était pas spécialement un tyran sur son bâtiment, mais elle n’appréciait pas vraiment la tendance que ce genre de réflexion avaient de semer le doute dans un équipage. D'où sa réponse un peu sèche.

« Mis à part si votre esprit tactique supérieur à une meilleure idée, en effet, ils vont nous repérer dés qu'ils verrons notre bâtiments … C'est-à-dire, en extrapolant un peu leur vitesse, environs 90 secondes après être entré dans notre portée radio. Ce qui implique qu'on a 90 secondes d'avance sur eux. Si on compte 25 secondes pour le calcul d'une solution de tir, 30 secondes pour que les torpilles parcourent la zone de visu, ça nous laisse 35 secondes pour réagir. Et pour le cas qui nous intéresse, 35 secondes à attendre avant de faire feu.
Ils vont se rendre compte que nous sommes un navire militaire, approximativement au moment où ils vont recevoir notre pilonnage EMP.
Et pour peu que vous ayez correctement décrit le caractère de ce charmant capitaine, je suppose qu'il va faire cracher ses moteurs au maximum histoire d'arriver plus vite sur la petit cible innocente que notre message de détresse suggère que nous sommes.
Maintenant que tout cela est clair, je pense qu'on pourrait se mettre au travail histoire d'éviter de mourir. »


Sur ce, elle se brancha au systèmes de monitoring de son vaisseaux et entreprit d'écouter l’horizon radio. Si ce pirate était aussi agressif que sa réputation le laissait entendre, l'attente ne devrait pas être très longue.

Et en effet, l'attente ne fut pas longue. 143 minutes plus tard, l'officier radio annonça :
« J'ai un échos a 10h, 73°.
- Confirmer la signature radio. Artillerie : Calculez une solution pour un tir EMP en rafale sur le navire pirate, configuration anti-blindage, en concentrant le feu sur les moteurs et les boucliers. Feu à mon ordre.
Monsieur Errir : Calculez et adaptez une solution de tir N2 sur les pirates. Feu des confirmation de la surcharge de leurs moteurs.
Pilote : N'engagez une manœuvre d'esquive qu'en cas d'alerte de proximité. »


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Masculin Messages : 229
Age : 25
Localisation : Beyrouth


Feuille de personnage
Métier : Pilote d'AS Wolf
Nébulite Nébulite: 2850

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Ven 27 Sep - 15:23

Calculer la trajectoire de tir N2... J'suis pas chimiste moi... je connais la pratique, ça oui, mais la théorie qui va avec c'est un peu plus dur. Mais bon, vu que je suis à la console de visée, je pense que je dois cibler mon vieil ami. Je me posais sur ma console, ignorant la remarque sur mon esprit supérieur, visiblement incapable de faire des calculs et de répondre aux questions en même temps. Je trafiquais deux trois boutons et, une fois que j'eu pris mes marques, je cadrais le tir de l'artillerie. Fallait taper fort. Je connais les tactiques de ce gars. Sont vaisseaux va couper la gravité artificielle, ou du moins ce qu'il en reste, avant d'attaquer pour lui permettre des manœuvres, disons, peu orthodoxes. Il va foutre un coup sec de volant sur la droite, va esquiver les premiers tirs de cette manière. Puis, il va partir comme dans une sorte de vrille. Il a récupéré et modifier les moteurs de l'engin pour faire n'importe quoi avec, y compris des trucs que normalement le corps humain ne peux supporter. C'est le seul vaisseau spatial sur lequel j'ai eu un voile noir pendant le vol, c'est vous dire...

Donc, c'est simple, faut tenir compte du mouvement aléatoire. Cependant, je ne puis l'expliquer au Capitaine, je ne saurais même pas décrire comment ça fonctionne. Y a des bidules qui font des trucs qui font que cet engin rend malade tous ceux qui sont à bord sans être shooté jusqu'à l'os. D'où son équipage de drogué qui se prend un trip à chaque attaque avec les mouvements brusques de sang dans le corps. Je calibrais donc le tir légèrement sur la droite, assez pour tenter de le choper en plein centre et le couper en deux. faut voir si ça va marcher. Au pire, si il vire pas assez, je chope l'avant, sinon, et c'est le jackpot, si il vire trop, je chope les moteur et là, c'est le drame. Dans mes souvenirs il utilise encore des moteur à combustion rapide, sans uranium. Si je le touche aux réacteurs, c'est le coup de grisou assuré.

Visée paré capitaine. Méfiez vous juste de ses manœuvres. On va dire qu'il en a rien à foutre de la santé de son équipage, ça va faire bizarre.

Je voyais de ma place le vaisseau approcher. La fumée qui s'échappais des moteur était bel et bien son signe caractéristique. Cependant, quelque chose m'intriguait. Il avançais tranquillement, et non pas en fusée comme à son habitude. Et pour que ce gars change d'habitude, il en fallait beaucoup. Il était encore trop loin pour que je vois bien le vaisseau, mais quelque chose clochait. Le navire avançait toujours, innocemment, comme si il venait effectivement porter secours à un vaisseau en détresse. Je me tournais vers l'officier de radio pour lui demander si quelque chose lui était parvenu quand soudain un message fut réceptionné.

Ici le vaisseau marchand Eryal, nous avons capté votre message de secours, nous arrivons.

C'est très très louche ça...

L'officier de radio reprit:

Apparemment, on a attrapé le mauvais poisson dans l'histoire. Il semble qu'on ait dérouté un vaisseau de commerce, certes vieux et mal entretenu, mais un vaisseau de commerce. Capitaine que fait-on?

Gardez vos canons braqué sur lui et donnez lui l'ordre de s'arrêter. Si c'est Mac Tao, il va tenter d'aborder le vaisseau, il ne tireras pas. Vos mieux le mettre à distance

Sauf votre respect Sergent, je m'adresse au capitaine...

Visiblement, ils n'allaient pas m'écouter. Dernier espoir, le capitaine. Je me retournais pour lui parler mais je n'avais pas vu approcher le vaisseau suspect. Lorsqu'il arriva à je ne sais combien de secondes de nous et avant même que nous soyons à portée de tir. La moitié de du vaisseau explosa dans un flash apocalyptique. Je fus aveuglé bien 2 secondes avant de reprendre mes esprit et de m'apercevoir que la moitié avant du vaisseau fonçait sue nous à toute vitesse. Comme si on avait fait exploser les moteur pour atteindre une vitesse astronomique. Soudain, ça devint clair dans ma tête, l'avant était rempli d'explosif et le vaisseau en pilotage automatique.

C'est un piège!!! Un leurre!!! Ils nous ont démasqué! Ce truc va venir se faire sauter sur nous!!!

Le pire dans tout ça, c'est que le vrai vaisseau ne devait pas être loin. Bien qu'ayant gardé mon sang-froid, je me retournais vers Keroeï comme on se retourne vers un messie. Là, y avait urgence...


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Messages : 23
Age : 28


Feuille de personnage
Métier : Officier Supérieur - Capitaine de corvette
Nébulite Nébulite: 500

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Ven 27 Sep - 23:57

« Monsieur Errir, on ne crie pas sur le pont. »

La réprimande de Florentia tomba, froide et percutante comme une coup de pain de glace. Elle enclencha sa botte droite dans le système de fixation au sol, petit dispositif mis en place par elle depuis la fois où elle s'était pété une côte contre la rambarde de sa plate-forme de commandent, glissa ses mains dans son dos.

« Pilote : On décroche. Faites en sorte que Mac Tao nous prenne en chasse.
Artillerie : Tout les hommes au calcul de solution de tir EMP. Feu à mon ordre
Radio : On passe en balayage actif. Trouvez-moi cette signature radio, puis préparez une Banshee
A tout l'équipage : Branle-bas de combat. »


Florentia s'était laissée surprendre. Et elle n’appréciait pas du tout être surprise. Ses yeux étaient fermés quant son bâtiment se décala brutalement sur la droite pour esquiver le vaisseaux Kamikaze. Le souffle de l'explosion rebondit sur le bouclier et les projeta un peu plus loin, leurs donnant assez d'élan pour se lancer dans un une petite course poursuite.
Le HUD de Florentia lui indiqua ce que l'opérateur radio annonça : Un bâtiment avec une signature radio correspondante en approche rapide à tribord. Presque aussitôt, le Scavenger se mit en mouvement comme pour prendre la fuite.
Contrairement à ne nombreux bâtiments, les corvettes légères des F.I.D.S possédaient un système de correction inertielles de leur champ de gravité. Mais cela n’empêchait pas le pilote de donner de sérieux arguments à Zael pour le classer assez près de Mac Tao niveau pilotage expressif.
Ce petit ballet spatial dura moins d'une minute, mais après toutes les vrilles, looping, tonneau et virages en épingles, il était fort probable qu'une bonne partie de l'équipage pirate était fortement diminué. Mais il ne perdirent pas en agressivité, encouragé en cela par un tir de torpille EMP raté ordonné par Florentia. Après une minute de ce petit Jeu, Florentia donna de nouveaux ordres alors que son poursuivant remontait petit à petit la distance sur une ligne droite.
« Pilote : Esquive en glissade et rétrofusées à mon signal.
Radio : Impultion banshee a mon Signal.
A tout l'équipage, Coupez vos radios. »

Florentia désactiva son communicateur d'une pression sur son oreille et attendit que le vaiseaux poursuivant se rapproche assez. Et ce fut le cas envorion trois secondes plus tard.

« Signal maintenant. »

L'équipage du Scavenger fut propulsé vers le haut, puis vers l'avant, puis secoué comme un prunier quant le bouclier de la corvette racla contre celui des pirates. Cela permis d'éviter à la majorité de l'équipage d'entendre les parasites que l'impulsion Banshee laissait dans les haut parleurs : Une sorte de crissement de verre sur un tableau noir, passé à travers un ampli avec une disto à font, branché sur une pédale wha-wha activée par un épileptique. C'était à peut prés ce qu'entendait l'équipage du navire pirate, à la différence que la longueurs d'onde bien plus basse faisait résonner l’impulsion dans tout ce qui était capable de vibrer, métaux ou os, pendant les dix secondes que l'onde mettait à déclencher le coupe-circuits de sécurité des récepteurs. Cette onde était seulement désagréable pour l'équipage d'un bâtiment, mis à part dans le cas ou leur oreille interne était déjà salement malmenée, comme c'était le cas pour les pirates.
Le navire pirate apparut par le haut de la baie vitrée, droit dans le champ de tir du Scavenger.
« Artillerie, Feu à Volonté »

La première torpille EMP se brisa contre le bouclier du pirate, tout comme la seconde et la troisième.
C'est le navigateur qui déclama le premier vers.
« Debout sur la coque éventrée, »
Florentia répondit avec la suite du champs de guerre de Léviathan :
« Face au vide avec un cœur d'acier. »
La quatrième torpille passa au travers du bouclier vacillant, éclatant le long de la coque et grillant les projecteurs de champs.
A l'unisson, le pilote, le navigateur et l'officier radio continuèrent
« Froide sont les étendues spatiales, »
L'artilleur assit au cotés de Zael les rejoints pour le vers suivant :
« Froide comme l'acier de nos balles. »
A la suite des quatre premières, les autres torpilles en rang serrés pilonnèrent la coques du bâtiment pirates, causant des dégâts minimes sur le métal mais l'hérissant à chaque tir d'arc électriques qui faisait sauter les systèmes électroniques.
« Par le fer, le feu ou l'atome, nous combattrons,
Et un Jour, de l'arme portant notre balle nous verrons le canon. »

La totalité de l'équipage, des officiers supérieurs au simple matelot qui surveillait les courbes énergétiques en salle des machines, entonnèrent le derniers vers :
« Mais avant, nos ennemis nous vaincrons !
C'est les moteurs qui lâchèrent en premier, s'éteignants l'uns après l'autre avec une petite déflagration rougeoyante dans le tuyères. La suite était délicate à définir avec précision, mais ce qui était sûr c'est qu'il n'y avait plus aucune lueur émanant du vaisseaux après vingt-trois secondes de pilonnage. Sous les chocs léger des torpilles, le bâtiment adverse était en train de pivoter doucement.

« Cessez le feu.
Monsieur Errir, à vous le coup de grâce. Vous avez une belle vue sur leur pont. »

Florentia posa les mains sur ses hanches, sa main droite prés de la crosse de son arme de service.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Masculin Messages : 229
Age : 25
Localisation : Beyrouth


Feuille de personnage
Métier : Pilote d'AS Wolf
Nébulite Nébulite: 2850

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Mar 1 Oct - 6:57

Elle maitrisait le capitaine... Dés le début du combat, le vaisseau en face ne semblait n'avoir aucune chance. Un vrai carnage. Et c'est au son d'un hymne de guerre que sa carlingue fut troué, ses moteurs détruits et son arsenal quasiment réduit au néant. Seulement rien ne pouvait m'empêcher de rester songeur. Mac Tao, une des pires vermines de l'espace vaincu si facilement. On n'avait rien sentit, il avait tout pris sans comprendre. ça ne lui ressemble pas. J'étais là, les mains prêtent à faire feu et vaporiser le bâtiment, mais je profitais intérieurement de la situation. Quel force on a lorsqu'on tiens la vie de plusieurs dizaine de types entre ses mains. Un coup de canon et hop, plus rien. Y a de quoi se prendre pour Dieu à ce moment.

Notre vie est un voyage, dans l'hiver et dans la nuit, nous cherchons notre passage, dans le ciel ou rien ne luit. Mon cri de guerre à moi, moins glorieux mas sommes toute plus réaliste.

Lentement mes mains vinrent se poser sur la console, et dans un geste quasi religieux je faisais glisser mes doigts sur les bouton. La confirmation vocale de l'ordre de tir sonnait comme un psaume en l'honneur du chaos et, en pleine conscience de mon acte, je fis feu. Un missile partit directement en direction du pont du vaisseau, pénétra la coque et explosa à l'intérieur. Une gerbe de feu vola et, dans une spirale jaune et bleu, le vaisseau se fendit en deux. La partie arrière se désintégra entièrement, répandant des morceaux de carlingues au 4 coins de mon champ de vision. Quand à l'avant, il sombra pendant une minute avant d'entamer son atomisation. Nombre de survivants, aucun. Près de 200 âmes rayés ainsi de la carte en moins de 2 minutes.

Alors que le reste de l'équipage semblait sauter de joie, je restais pensif, appuyé sur ma chaise, perplexe. Tuer ne m'avait jamais procuré de plaisir, ni même dégouté. Un terrifiante neutralité m'accompagnait lorsque j'ôtais la vie. J'avais peur, mais de moi-même. Si je peux tuer comme je sors les poubelles, qu'est-ce qui me retiendra lorsque la vie de quelqu'un gênera ma progression sociale... Je demeure un monstre en puissance. Peut être un jour serais-je à mon tour un Mac Tao.

Tir réussi, estimation du nombre de survivant: 0 Je sortais ça avec un calme et une froideur que je ne me connaissais pas. Et alors que je voyais les officiers de pont transmettre la nouvelle et commençais les réjouissances, je continuais à scanner les environs. Soudain, quelque chose m'interpella. Un objet animé sur mon écran; une capsule de sauvetage! Je ne savais même pas que Taurouk en avait sur ses vaisseaux. Je me retournais brutalement vers la capitaine, en train de discuter de choses et d'autres avec ses officiers.

Capitaine, un objet non identifié sur l'écran, sans doute une capsule de sauvetage. je recommande de la récupérer, peut être pourrons nous avoir des informations utiles pour le commandement.

D'près les capteurs thermiques, il n'y avait qu'une seule personne à bord. Soit un de ses soldats, ça m'étonnerais, il en a rien à foutre d'eux, soit une sorte de messager, venu transmettre le venin de son maître. Un coup de poker pour le pirate qui cherchait peut être à nous terroriser. Car je n'arrivais pas à croire qu'il soit mort si facilement. Les vrais salaud on toujours la peau dure. Je crains fortement que cette mission soit très loin d'être finie...


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Messages : 23
Age : 28


Feuille de personnage
Métier : Officier Supérieur - Capitaine de corvette
Nébulite Nébulite: 500

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Mar 1 Oct - 11:48

Une fois le tir lancé, Florentia reposa les mains sur la rambarde devant elle. Zael était peut être un déconneur indiscipliné, mais il faisait son travail. C'est tout ce que la capitaine était en mesure de lui demander, et tout ce qui fallait pour être accepté sur son bâtiment.
Elle observa la trajectoire du tir directement, mais elle passa en vision numérique au moment de l'explosion. Elle n'aimait pas regarder les explosions nucléaires.

Autour d'elle, son équipage manifesta bruyamment sa joie. C'était ce qu'on pouvait attendre de n'importe quel bâtiment suite à une victoire, et Florentia approuvait dans le sens où c'était bon pour le moral. Cependant, elle ne partageait pas leur joie. Elle se soumettait aux impératifs du service, mais la stratège qu'elle était n'arrivait pas à s’empêcher d'imaginait ce que ce Mac Tao aurait été capable de faire dans une engagement contre des Xoïdes.

Puis, elle détecta la capsule de survie larguée par le navire pirate, quelques secondes après l'annonce de Zael. Elle mit un peu de temps à passer outre les perturbations électromagnétiques du dernier tir, mais elle fini par isoler la trace thermique de la capsule sur son HUD.
« Messieurs, à vos postes. On n'en n'a pas encore fini.
Artillerie : Calculer un tir EMP sur la capsule. Tir à mon ordre.
Radio : Ouvrez moi un canal puis lancez un Scan complet de la capsule. »

La jeune femme ne préférait prendre aucun risque. Elle avait déjà faillit se prendre un transporteur piégé dans la gueule, elle préférait se tenir prête pour rien plutôt que de sous estimer une menace et perdre un morceau important.

« Communication ouverte Capitaine.
- Transmettez : Ici le capitaine Keroeï, du S.S. Scavenger, à la capsule de sauvetage du bâtiment pirate de Taurouk Mac Tao. Vous êtes actuellement considéré comme une menace du fait de votre bâtiment d'attache. Veuillez vous identifier. »


Spoiler:
 


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
J'habite sur Leviathan
J'habite sur Leviathan

Masculin Messages : 229
Age : 25
Localisation : Beyrouth


Feuille de personnage
Métier : Pilote d'AS Wolf
Nébulite Nébulite: 2850

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   Sam 12 Oct - 11:04

Le message était clair. Pas question de faire de quartier. J'ignore pourquoi un type a réussi à s'en sortir, surtout que d'habitude, Mac Tao n'est pas du genre à s'encombrer de capsules de sauvetages sur son navire. Tous ça est louche. Bon attendons la réponse.

D'un coup, une voie tremblante se fit entendre par la canal.
I....ici capsule de sauvetage... Pitié ne tirez pas... Je suis pas un des leurs... je suis pas comme eux... j'ai vu ce qu'ils ont fait... J'ai tout vu... C'est... c'est... c'est atroce. Pitié ne me laissez pas là... Pitié.

Visiblement, il était sous le choc. Un pauvre gars traumatisé sans doute. Lui faudra des mois pour se remettre. Mais attends! Qu'est ce que je raconte là? Pourquoi y avait un prisonnier à bord? Je sautais hors de mon siège, et courais vers le poste radio, écartant le capitaine, je m'emparais de l'émetteur pour questionner ce type.

Mac Tao ne fait pas de prisonnier. Expliquez-nous ce que ça signifie. Q'y avait-il à bord?

Il n'y avait que 4 ou 5 Hommes armés. Le reste, c'était des prisonnier. Leur chef nous à dit qu'il serait ravi de voir l'armée tombée dans les mêmes atrocités que lui, qu'il savait que vous viendriez. Après, il m'ont attrappé et enfermé dans la seule capsule de sauvetage du vaisseau et ils ont programmé un truc, je ne sais pas quoi. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'on été à bord d'un des vaisseau marchand disparu au cours de ces dernières semaines.

Je commençais à pâlir, et je restais figé une demi seconde sans pouvoir réagir, avant de me reprendre. Il me fallait être sur.

Combien étiez-vous à bord? Combien de prisonnier? Où est Mac Tao?

J'avais débité ça très rapidement et, au fond de moi, j'étais terrorisé à l'idée d'entendre la réponse. Un silence de plomb venait de s'abattre sur le pont du navire et tout le monde me regardais, figé dans l'attende d'une information. Une minute s'écoula avant que le grésillement de l'émetteur ne se fasse encore entendre.

76... nous étions 76 prisonniers

Un coup de marteau. Voila ce que je ressentis à ce moment. Nous venions d'abattre 76 innocents. Mac Tao s'était joué de nous, par pure sadisme. Seulement 5 de ses Hommes, le tout pour manœuvrer le vaisseau et simuler le combat. La voix reprit.

Il y en a beaucoup d'autres. Je ne sais pas où, mais il a encore plein de prisonniers. Il dit que nous sommes la clé de votre damnation. On était sur une sorte de vieux vaisseau en ruine qui flotte dans l'espace où un truc du genre. C'est là qu'ils sont , avec leurs prises de guerre.

Je me redressais, empli de rage, les poings serrés
Tu me le paiera Torouk, tu me le paiera. Puis, me retournant vers la capitaine.

Nous devons trouver cette base et ramener tous ceux qui peuvent encore l'être. Quand à Torouk, j'en fait une affaire personnelle.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]   

Revenir en haut Aller en bas
 

La dernière ombre [PV Florentia Keroeï]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [McKinley, Tamara] La dernière valse de Mathilda
» trouver un mot avec la dernière syllabe
» La Dernière Prophétie de Gilles Chaillet
» L'ombre du vent (et autres romans), Carlos Ruiz Zafon
» ombre arrondie sur photo avec grand angle ?!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Extended Odysseus :: Espace :: Le Grand Noir-