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 Confrontation

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MessageSujet: Confrontation   Dim 1 Sep - 19:59

Mains dans les poches, italiennes les poches, un grand type filiforme à la chevelure brune et épaisse s'achemine tranquillement jusqu'à l'Iron Kick Hall. Un air de jazz cuivre la rue qu'il traverse, mais la musique est parasitée par la clameur du Hall qui porte jusqu'ici. Notre homme manque de buter dans un chat noir. Celui-là est bien trop sociable pour sa condition, on t'a tout récemment claquer la porte aux moustaches hein ? Il passe l'angle et débouche sur le boulevard. Plus qu'à remonter les néons jusqu'aux deux phares qui encadrent le Hall, un foutu monument de lumière dédié au ring et aux hommes qui se cognent à l'intérieur, le temple de la Savate, ou Boxe Française pour les plus académiques.

Arrêté devant les grandes portes, Reyno lève les yeux vers l'affiche. Wallace Montgomery VS Arthur Phedor. Belle affiche. Une calvitie contre une tignasse blonde, deux latteurs d'exception. Reyno a un sourire et puis il entre. A l'intérieur c'est intense, comme à chaque fois. Intense en odeur, en sons, en éclairages. Passé le seuil du Hall, on est plus rien, simplement une énième pair d'yeux constellant une vaste masse noire beuglante, dévouée aux dieux qui évoluent entre les cordes sous les projecteurs.

Reyno fléchit tranquillement, en s'asseyant son regard passe sur l'homme qui sera son voisin. De sa voix traînante, il lâche un "bonsoir" neutre. Son oeil fixe le ring, mais c'est le visage du type à sa droite qu'il a en tête. Physionomiste a un tel point qu'on peut parler de don, Reyno a un vrai sens canin pour sentir les gens. Et cet homme installé dans sa froide sérénité, tout à fait immobile, il est d'une race semblable à la sienne, celle des tueurs. Ses avant-bras quittent le dessus de ses cuisses et Reyno prend contact avec son dossier en plastique, détendu, les jambes envahissantes. Arthur Phedor monte sur le ring sous les acclamations de la marée humaine, et le micro prend le relais du morceau funk qui ambiançait l'arrivée du grand blondin.
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MessageSujet: Re: Confrontation   Dim 1 Sep - 21:32

La salle était déchaînée. Serghar fréquentait les lieux louches en tout genre depuis assez longtemps pour ne plus s’étonner des choix douteux de lieu de rendez-vous que lui indiquait ses contacts. D’une certaine manière il pouvait presque s’estimer heureux : au moins ici personne n’était habillé de cuir à se trémousser dans une atmosphère moite. Ici l’ambiance était différente, survoltée comme seul un combat de la Ligue Pro de Boxe Intercolonial peut provoquer. Aux dires de la personne qui lui avait obtenu une entrée gratuite, l’affiche était prometteuse et avait attiré la foule en masse. Le mercenaire appréciait ce dernier point : il était à la fois pratique de se fondre dans le décor, et avec le délire ambiant il était assuré que personne n’entendrait d’éventuels coups de feux. Le spectacle en lui-même n’excitait pas réellement son intérêt, ce qui était en soit compréhensible pour un soldat de sa trempe. Serghar avait passé suffisamment de temps à mettre sa vie en jeu sur les pires champs de bataille pour considérer un match de boxe comme le simple équivalent d’une dispute d’écoliers. Hormis qu’ici les écoliers en question étaient visiblement drogués aux anabolisants brevetés Cypher, comme semblait l’indiquer la masse musculaire hypertrophiée du premier venu sur le ring. L’ancien soldat de Leviathan l’évalua rapidement du regard et jugea que pas plus de trois coups bien placés devaient être suffisant pour en venir à bout.

Presque un siècle depuis que l’humanité s’était lancé à travers le cosmos, achevant quelques unes des plus formidables avancées technologies, et la race humaine se contentait toujours de loisirs aussi insipides que la boxe. Mais Serghar n’était pas présent ici pour finir de se convaincre du manque de goût de la race humaine en matière de loisir valable, il avait un travail à accomplir. Un travail qui nécessitait le concours d’une certaine personne qui lui restait encore à trouver. Cela faisait déjà deux semaines depuis qu’il avait accepté ce contrat avec à la clé un montant suffisamment important pour le décider à braver le mandat d’arrêt en cours contre sa personne dans la colonie Marshall. Serghar avait accepté de déroger à ses habitudes et principes pour se lancer dans un cambriolage. Un cambriolage qui était néanmoins loin d’être banal, ce n’était point les devises ou les bijoux qu’il était venu chercher mais un autre type de richesse : le contenu d’un serveur informatisé d’une société reconnu. Le capitaine pirate n’avait pas posé de questions, ceci étant clairement incompatible avec son métier, mais il devinait que ce contrat devait émaner d’une quelconque compagnie concurrente. Il se sentait presque honnête en participant à sa manière au partage et à la libre circulation des informations.

Recruter un hacker pour le travail n’avait pas posé de problème, Serghar en comptait parmi ses réguliers. Mais cette opération qu’il voulait aussi rapide qu’efficace requérait d’autres talents : ceux d’un pilote ayant suffisamment de cran et d’habilité pour prendre la tangente en évitant la police une fois l’opération fini. Le mercenaire n’était pas dupe quant aux mesures de sécurité entourant les dispositifs informatiques des compagnies privées, il s’attendait à ce que l’équipe déclenche immanquablement une alarme quelconque. Plutôt que de s’embarrasser dans des manipulations complexes et coûteuses de neutralisation des dispositifs de sécurité, il préférait opter pour la rapidité. Cependant ce joli plan ne tenait qu’à la condition de la présence du pilote en question, et d’expérience ceux-ci n’étaient pas si nombreux dans le monde de la pègre. Son contact sur la colonie lui avait indiqué que le profil qu’il recherchait correspondait à un certain Reyno. Il ne connaissait de lui que sa description sommaire et qu’il était, d’après les dires toujours de son informateur, « un putain de pilote ». Serghar pu se rendre rapidement compte qu’il était en tout cas du genre détendu, s’il ne se trompait pas son voisin devait en effet être le fameux Reyno. Il jugea bon d’entamer une approche plutôt prudente, tandis que le second combattant montait sur scène les bras levés en signe de victoire assurée.

-Bonsoir. Familier de ce genre de rencontre « sportive » je suppose ? Il marqua un temps d’arrêt avant de reprendre. Vous devez être monsieur Reyno, vous et moi avons un ami commun qui m’a orienté vers vous. Je suis le capitaine Drake et je souhaiterais vous entretenir d’un projet qui nous serait mutuellement profitable.

Serghar espérait avoir bien jugé le gaillard, il ne tenait pas à s’embarrasser d’un cadavre dans un lieu aussi bondé.
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MessageSujet: Re: Confrontation   Lun 2 Sep - 9:31

La voix de Serghar Drake ne manque pas de coffre, reconnaissable entre mille. Reyno prête toujours beaucoup d'attention au timbre de ses interlocuteurs, il en dit aussi long que l'éclat d'un regard. Sur le ring, Montgomery le trapu lève ses gants et harangue ceux qui ont parié sur ses poings. Le regard fixé au boxer, Reyno opine gentiment du chef, un sourire étirant ses lèvres.

"Monsieur Serghar..."

Ses yeux obliquent vers le visage d'acier.

"Très honoré. Allan a refusé d'me dire qui était mon contact, je comprends mieux."

Le capitaine Drake n'est pas un inconnu pour l'initié, en tous cas son nom, et les histoires qu'on raconte sur lui ne sont pas vraiment engageantes. Dark Vador en vrai, sans laisse et en un peu plus rustique. Mais Reyno n'est pas de ces hommes qui forment leur opinion sur les dires des autres, il se fait son avis tout seul, au contact, et pour l'instant Serghar n'est qu'un regard et une voix, rien de moins, rien de plus. Ses yeux sombres reviennent sur le ring, les combattants ont rejoint leurs coins.

"J'ai toujours eu beaucoup d'affection pour c'que les gens qualifient d'ringard. La Savate en fait partie."

La cloche sonne. Les boxers quittent leurs coins. L'arbitre leur dit deux mots et s'écarte vivement. Premier jab, premier chassé, et le bruit de la marée qui forcit.

"Vous avez donc besoin d'un pilote. Allan a du vous l'dire, mais je vais vous l'répéter."

Il place son regard dans celui du capitaine, et son timbre se fait moins traînant, ses mots plus pesants.

"Je n'participe pas au casse, je pilote. Je vous retrouve aux commandes de l'engin, et je vous abandonne toujours aux commandes, entre temps je n'ai pas quitté mon siège. Sur les lieux, je respecte le minutage que nous aurons fixé, je n'vous attends pas une seconde de plus."


Plusieurs types se lèvent en criant, suant d'excitation. Un fouetté vient de porter à la tête.

"Et j'ai une morale, mais je suis sûr qu'Allan vous a prévenu sur ce point."

Il sourit, détournant les yeux de son interlocuteur. Entre les cordes, le rythme s'intensifie, Phedor allonge ses longues jambes et Montgomery cherche à inboxer.

"Une seule question avant que vous n'me fassiez parvenir les détails. A qui appartiennent les données ? J'ai besoin d'savoir avant d'marcher avec vous."
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MessageSujet: Re: Confrontation   Lun 2 Sep - 19:28

L’homme va droit au but et ce n’est pas pour déplaire au capitaine Drake. Derrière chacune de ses paroles il devine un professionnalisme et une assurance non feinte. Des types de son genre il en avait croisé beaucoup, et des types de sa trempe mort avant leur heure encore plus. Il faisait partit de cette race particulière d’insouciants qui se savent généreusement doté en talent par la nature, et qui se comporte en immortel. La réalité néanmoins n’était jamais bien loin, et le plus souvent la tragédie suivait de près. Cela ne gênait pas outre mesure Serghar, d’autant plus que leur tempérament bien enflammé s’accompagnait d’une sorte de rigidité morale qu’il trouvait plus amusante qu’autre chose. Ils aimaient à se voir et à se comporter comme des héros, exhibant leurs précieuses « valeurs » sur la poitrine. « Jamais d’innocents », « ni femmes ni enfants », la vérité c’était que l’on ne vivait jamais bien longtemps dans ce monde en se comportant comme un personnage de livre pour enfants. En ancien militaire, Serghar avait lui-même douloureusement éprouvé les mythes que l’on construisait autour du « glorieux soldat ». Curieusement l’histoire du cul de jatte à roulette, traînant sa carcasse dans les bas-fonds et privé de sa pension d’invalidité d’ancien combattant, ne figurait jamais dans les récits. Toutefois il appréciait de pouvoir cerner le personnage, et plus important il percevait clairement la possibilité de faire affaire avec lui. Le regard fixé sur le combattant dans les cordes qui tente désespérément d’éviter les touches, le pirate mesurait sa prochaine réponse.

Les exigences du pilote étaient raisonnables, il se restreignait à son rôle de conduite, il n’attendait pas davantage de sa part. S’il était aussi bon qu’on le disait il pouvait s’assurer là le soutient d’un élément de choix, peut être même allait-il choisir de ne pas s’en débarrasser une fois l’opération terminée : les partenaires de choix étaient rares en ces temps difficiles.

-Notre cible est une entreprise sous-traitante pour le District Genom du S-Reign. Quelque chose qui a à voir avec l’armement à plasma, le client n’a pas fournis de détails et je suis certain que vous comprenez que dans ma branche il est plutôt mal vu de pousser la curiosité trop loin. Si les effusions de sang vous indisposent soyez assuré que notre objectif ne dispose d’aucune sécurité « humaine ». J’aime à me considérer comme un professionnel Mr. Reyno, vous pouvez me croire sur parole quand je vous dis que mes opérations ne sont en rien semblables avec de grossiers braquages.

Une ovation s’éleva de la foule alors que le dénommé Montgomery retournait visiblement la situation en faisant une touche remarquable au niveau des côtes de son adversaire. Serghar en profita pour glisser les détails d’importance.

-Vous bénéficierez d’une avance égale à 50% de votre rémunération finale si vous vous joignez à nous. Toutes les informations que vous devez savoir sont sur cette puce, dit-il avant de lui glisser discrètement dans la main. Elle contient le plan complet de l’opération ainsi que le lieu de rendez-vous.

Serghar passa sous silence que la même puce contenait un ver informatique caché et qui s’infiltrerait dans la machine de son « partenaire » une fois la puce activée, il serait ainsi avertit des échanges de son nouvel ami. Le mercenaire tenait à prendre ses précautions, dans son métier aucune assurance n’était de trop quand il s’agissait de se prémunir d’un idiot un peu trop entreprenant qui aurait la mauvaise idée de le doubler.

-Votre réponse Mr. Reyno ?
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MessageSujet: Re: Confrontation   Lun 2 Sep - 20:29

Il écoute, les yeux sur le match pour une discrétion maximum. Un faible sourire se dessine sur ses lèvres. Va-t-il bientôt rencontrer la mort ? Rares sont ceux qui lui ont inspiré cette question. Mais lui, Serghar Drake, pourrait bien être le visage de la fin. Sa respiration se fait plus profonde, il en a la conviction, cet homme là pourrait le tuer.

Acculé dans les cordes, le grand blondin est circonscrit entre les poings meurtriers de Montgomery. La paupière gauche de Reyno faiblit, se ferme presque, et puis se relève.

"Je marche, Serghar Drake."

Ce nom est prononcé en détachant chaque syllabe. Reyno se penche en avant, appuyant ses coudes sur ses cuisses. Et puis il porte sa main à la poche intérieure de son blouson de cuir, sait parfaitement qu'à cet instant l'oeil du capitaine est sur lui, à l'oblique, et dépose entre ses doigts un petit morceau de papier où sont inscris les coordonnées de son compte numéroté. Et il se tait, observant gentiment les deux boxers. Arthur est finalement parvenu à relever le genou pour chasser Wallace et le frappe durement aux jambes. Wallace faiblit, il a moins de poumons que son adversaire à ce stade du combat, et c'est mauvais, très mauvais pour lui. Reyno se tait, il n'y a plus rien à dire.
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MessageSujet: Re: Confrontation   Mar 3 Sep - 13:52

Plus que le talent ou la loyauté, Serghar appréciait le professionnalisme chez ceux avec qui il traitait. Trop souvent la plupart des petites frappes du milieu criminel manquaient de la profondeur d’esprit et de l’intelligence nécessaire pour comprendre que pour durer dans ce milieu il fallait savoir se comporter en véritable homme d’affaire. Serghar considérait qu’à leur manière, les hommes comme lui participaient au développement de l’économie. A dire vrai il avait sans doute plus fait pour la balance du commerce extérieur des colonies que le gouvernement du S-Reign. Son nouveau partenaire semblait suffisamment fiable à sa manière pour risquer de l’embarquer dans son opération, aussi apprécia-t-il son accord. On ne s’entourait jamais assez d’éléments de qualité. Le capitaine se crispa imperceptiblement quand son interlocuteur porta la main dans sa poche intérieure, les vieux réflexes avaient la vie dure et il lutta pendant une seconde contre l’envie de dégainer la lame qui se trouvait dans sa botte. Bien lui en fit car ce fut un innocent bout de papier qui se trouva entre ses doigts. Un numéro de compte, décidément le pilote semblait être un habitué du genre de travail qu’il venait de lui proposer. Serghar se leva de sa chaise, sa présence ici n’ayant plus lieu d’être. Il se tourna vers son nouveau partenaire et sa voix perça sans peine à travers le brouhaha de la foule en délire.

-Bienvenue dans notre affaire Monsieur Reyno. Suivez moi je vous prie, je tiens à vous présenter le reste de l’équipe. Je tiens également à connaître le modèle que vous piloter, vous comprendrez que je souhaite m’assurer de tous les détails. Vous êtes un habitué de cette colonie ?

En réalité Serghar voulait également éviter de se coltiner un pilote de Vesper fatigué traînant sa caravane ambulante de vendeur de nouilles. S’il était un pilote digne de ce nom il s’attendait au moins à voir une machine correcte, quelque chose qui leur garantirait d’éviter de se traîner face à la police. Le mercenaire en savait long sur l’arsenal que pouvait déployer les autorités, or il ne tenait en aucun cas à se frotter avec un escadron de Securon lâché sur ses arrières. Ils quittèrent la salle à l’ambiance surchauffée pour regagner la rue populeuse où les attendaient l’équipe de Serghar devant leur véhicule de transport. Le capitaine avait choisi quatre personnes, pas une de plus. Deux de ses meilleurs tireurs, la hackeuse qui allait être en charge du travail, et un extra qui travaillait pour la sécurité de la compagnie qu’ils allaient dévaliser. Il n’avait qu’une confiance limitée en ce dernier mais il était au courant de ses dettes de jeux, c’était d’ailleurs par là qu’il l’avait appâté, et savait qu’il ne pouvait décemment pas faire une croix sur ce job.

[HRP: Désolé si mes RP te semble long, c'est juste un standard que je m'efforce de respecter par habitude et par goût]
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MessageSujet: Re: Confrontation   Mer 4 Sep - 11:30

Le papier, lui l'utilise volontiers quand la majorité préfère le numérique. Le papier brûle, s'avale, se déchire en mille confettis. Le papier ne se trace pas. Le papier c'est chaud, véritable. Ouais, Reyno est résolument papier.

Le combat révèle enfin les deux hommes sous leur vrai jour. Plus de feintes, de gestes inutiles, ça devient très rigoureux, les deux boxers sont maintenant seuls entre les cordes, ils sont dans l'état second qu'attend tout amateur de ce sport, ils sont pleinement eux-même. Reyno ne s'attendait pas à quitter sa place en même temps que Serghar, il pensait rester tandis que son interlocuteur quitterait les lieux, rester jusqu'à la fin du match, pourquoi pas s'offrir un verre dans un bar à jazz de la 17e, et rentrer à l'hôtel tranquillement, pas trop tard, pas trop tôt, et rencontrer l'équipage du capitaine demain. Mais non, c'est maintenant, Serghar Drake veut les choses ainsi.

"Une Vanquish, dernière génération. Et oui, je connais assez bien Macron pour avoir à disposition une telle machine."

La Vanquish est un bolide dont les roues peuvent s'effacer pour se propulser dans les airs à basse altitude. Un engin hors de prix, imprenable, qui ne connait pas les bouchons. La machine est prêtée par Siegfried Koennig, propriétaire d'un petit garage, receleur dans le domaine du véhicule grand genre. Une vieille connaissance dont les échanges avec Reyno ont toujours été pour lui d'un très bon rapport. Reyno expire, appuie ses mains sur ses cuisses, et se lève sans effort, comme un pantin redressé avec légèreté par son marionnettiste.

Dehors, un véhicule large et lourd les attend. Reyno s'enfourne à l'arrière et se trouve dévisagé par deux hommes et une femme. Il s'assoit à côté du plus carré. Sa voix traînante s'élève :

"Enchanté. Reyno Kasavate."

Serghar entre, rabat un loquet et l'épaisse porte hydraulique coulisse. Il s'installe en face de notre homme et le chauffeur démarre. Reyno croise son regard. Ce n'est pas qu'un chauffeur.

(aucun problème, c'est un plaisir)
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MessageSujet: Re: Confrontation   Mer 4 Sep - 21:09


Serghar dévisage les personnes qu’il a réunit pour son coup et il sait que peut être ils ne reviendront pas tous de ce qui les attends. Le capitaine mercenaire avait présenté la chose sous un angle plutôt appétissant à Reyno, la vérité était un peu moins optimiste sans être carrément merdique. Le serveur en question se trouvait dans un recoin assez éloigné du centre-ville, bon point pour eux, mais suffisamment près de plusieurs unités de sécurité privée qui réagirait en moins de vingt minutes pour arriver sur place une fois l’alarme déclenchée. Il avait minuté l’opération et si personne ne se prenait les pieds ils seraient dans les temps et dans les airs à temps pour éviter de se coltiner le plus dur. Le reste reposerait ensuite sur la virtuosité de leur pilote et nouveau venu, mais visiblement il connaissait son affaire. Le Vanquish semblait la machine idéale : suffisamment rapide pour les tirer du guêpier et un modèle suffisamment commun pour se fondre dans la masse. Le camion se met en route, laissant derrière eux l’agitation bruyante et l’animation de la rue. Les membres de son commando dévisagent leur nouvel adjoint, le jaugeant silencieusement avant que cette petite peste d’Eliza, leur pirate informatique, fasse une nouvelle démonstration de sa personnalité exubérante totalement inadéquate dans cette situation.

-Je l’aime bien lui ! Il est mignon ! Pas comme les foutus sacs à muscles qui m’entourent ! Hey le Drake, la prochaine fois t’en prends plus des comme lui ! J’espère que t’es rapide Reyno, parce que si tu veux voir mes jolies petites fesses t’as intérêt à nous sortir de là-bas tous vivant et en un seul morceau. Elle partit de son rire cristallin insupportable et rabattit ses lunettes de soleil sur son nez, avant de tendre une main parcourus de tatouages à Reyno. Moi c’est Eliza, mais tu peux m’appeler Eli’ !

Le mercenaire n’avait jamais totalement supporté l’éternel enthousiasme de la jeune femme, pas davantage que son look bien trop voyant. Avec ses rastas blondes affichant nattes colorés et colifichets, sa peau noir marqué de tatouages blanc éclatant, elle était un véritable aimant à attention. Entouré par les deux hommes muets, d’allure simple et le crâne rasé, elle n’en ressortait que plus voyante. Cependant Serghar supportait sans mot dire ses éclats et ses goûts douteux car son talent en matière informatique compensait largement le reste. Certaines personnes pouvaient se targuer d’être « doué » quand il s’agissait de bidouiller de l’électronique, mais Eliza Vandernen relevait de la catégorie des génies naturels. Là où le poisson était dans son élément dans l’eau, elle l’était également quand elle s’immergeait dans le monde virtuel. Le point majeur qui avait décidé l’ancien militaire à s’assurer ses services c’était que contrairement à ses camarades elle n’était accro à aucune drogue. D’expérience Serghar savait que traiter avec un junkie était la pire chose à faire. Eliza avait donc trouvé sa place naturel dans cette opération, consciente de son importance elle s’offrait même le luxe de l’impertinence à son encontre.  

-Je tiens à vous exposer en détail notre plan Monsieur Reyno, avant de vous raccompagner à une destination de votre choix. Sortant un cellpad de sa poche, Serghar projeta une image tridimensionnelle de leur cible et des plans précis. Ceci est notre objectif : un bâtiment sécurisé renfermant le serveur que nous devons pirater. Notre ami Konrad ici présent, il désigna le vigile de sécurité de la tête, nous assurera qu’aucun garde ne sera présent à l’extérieur et nous permettra d’entrer au sous-sol. Il nous revient ensuite de franchir une dernière porte blindé que nous ferons sauter, nous aurons ensuite très exactement trente-six minutes et quinze secondes pour accomplir notre mission et décoller. Notre départ devrait concorder avec l’arrivée sur place de nos amis de la sécurité, nous ne pouvons malheureusement pas délayer ou couper l’alarme. Le reste du travail repose sur vous.

Il prit une pause, aspirant bruyamment et portant un regard lourd sur leur pilote.

-Vous avez une proposition d’itinéraire peut être ? Nous pouvons vous déposer où vous souhaitez pour ensuite venir vous chercher à l’heure prévue, vous nous conduirez sur les lieux et nous repartirons ensemble.

Serghar était conscient de faire peser beaucoup de responsabilités sur les épaules de Reyno mais à dire vrai il n’avait pas beaucoup le choix, ni énormément de plan de rechange pour pallier à une éventuelle défaillance. Une réalité qui pouvait le faire paniquer mais il comptait bien gérer la situation du tout au tout.
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MessageSujet: Re: Confrontation   Jeu 5 Sep - 10:50

Penché en avant, coudes sur les cuisses et mains ballantes, Reyno a un sourire en regardant la petite.

"Ok Eli."

Elle a du génie dans l'oeil, et c'est un régale de voir cette agitée se tenir à côté du capitaine qui ne sourcille pas. Puissant self-control hein. Et puis un hologramme, le bâtiment en question, excentré du centre-ville. Serghar expose les grandes lignes de l'opération. Trente-six minutes et quinze secondes, voilà la seule info qu'attendait notre brunet. Le capitaine lui pose la question de l'itinéraire. Posant un regard neutre sur Serghar :

"C'est ma partie, ne vous en faites pas. Toutefois, j'ai besoin d'savoir dans quelle zone j'dois vous déposer après l'opération. Je peux aussi mettre un véhicule à votre disposition sur le lieu qu'j'aurais choisi."

Après un temps où son regard croise celui du crâne rasé.

"Je n'peux pas prendre plus de quatre passagers dans la Vanquish, et je compte ici cinq personnes."

---
Reyno quitte le bar de l'hôtel et rejoint sa chambre. Pas fâché d'être à distance de Serghar Drake. Il balance son cuir bleu déteint sur la couette et se dirige vers l'holoprojo. La puce fournie par le capitaine déroule le même plan 3D exposé dans le camion. D'un léger mouvement des doigts il s'élève au dessus du bâtiment cible et domine tous les quartiers environnants. Son index décrit quelques voltes et le lieu de rendez-vous, la cible, et la zone d'extraction se mettent à clignoter doucement en rouge. Expirant profondément, Reyno croise tranquillement les bras, le regard arrimé à la projection. Il visualise chaque ruelle, rue, boulevard, leur fréquentation, l'emplacement des unités de sécurité. Il va emprunter la High Road, la voie réservées aux possesseurs de véhicules à réaction. Avec une Vanquish, inutile de jouer les humbles parmi les caisses qui circulent sur la Old Road, en engin pareil sur le bitume éveillerait immédiatement la curiosité. La vitesse et les réflexes seront ses seuls alliés, car la High ne propose qu'une seule voie, jamais bouchonnée, fluide et rapide.

L'image tridimensionnelle est comme aspirée par l'appareil, Reyno se laisse tomber en arrière sur son pieu. Les bras ouverts, l'oeil au plafond, il ferme lentement les paupières. Demain soir, il faudra les garder bien ouvertes.
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MessageSujet: Re: Confrontation   Sam 7 Sep - 15:49

Leur petite mission avait été emballée aussi rapidement qu’un cadeau un jour de fête. Serghar commençait presque à se dire que l’arrivée rapide des forces de sécurité n’allait pas être un problème, leur gars semblait savoir y faire. Le pirate espérait néanmoins que toute cette assurance n’était pas qu’une façade. D’expérience le mercenaire savait qu’aucune opération ne se déroulait exactement comme il avait été convenu : il y avait toujours un accroc, et Serghar espérait que l’accroc ne soit pas précisément leur porte de sortie. Il avait précisé à leur conducteur l’endroit où il devait les déposer : un hangar désaffecté d’où il gagnerait le Space Rail. Des billets avaient été réservés sous de fausses identités, et les réservations avaient été faites plusieurs mois à l’avance. Les autorités ne se risqueraient pas à arrêter tout un trafic sans enquête préliminaire, le temps qu’ils se sortent de leur propre bourbier procédurier et ils seraient loin. Serghar acheva de se repasser le plan en tête avant de hocher la tête et de faire signe à leur chauffeur de passer prendre le dernier élément de leur petit groupe.

Comme convenu par leur pilote, le capitaine pirate avait restreint leur nombre à quatre personnes. Eliza, dont la présence bien que bruyante était indispensable, le dénommé Konrad qui disposait des clés de sécurité qui allaient leur permettre d’entrer dans les lieux, le meilleur tireur de son équipage, et lui-même. Le compte était bon. Serghar avait insisté sur la discrétion et l’équipe au complet avait revêtit une combinaison tactique qui avait la particularité d’absorber la chaleur. Eliza cependant faisait bande avec sa tenue moulante mettant en valeur ses formes avantageuses mais qui n’était en rien discrète. La jeune femme avait insisté sur le fait que sa tenue lui permettait une meilleure interaction virtuelle et améliorait sa concentration. Serghar la suspectait de se foutre un brin de sa gueule mais l’ensemble du plan reposant sur elle il préféra s’abstenir de commentaires. De plus il connaissait suffisamment la jeune femme pour savoir qu’une fois au cœur de l’action elle se comporterait de manière professionnelle. Leur pilote allait-il en faire de même ?

Ils allaient vite le vérifier. Serghar sortit du véhicule, son équipe sur les talons, la nuit noire les dissimulant à la vue des curieux. Le piratec omposa le numéro de la chambre d’hôtel de leur partenaire pour se manifester.

-Monsieur Reyno, nous vous attendons pour nous emmener sur les lieux. Notre décompte débutera une fois dans votre appareil. Nous soulignons l’extrême nécessité de votre ponctualité.

Il raccrocha en s’efforçant d’ignorer la tension feinte qu’il pouvait ressentir. Tout allait bien se passer.

[HRP: Hésite pas à me donner davantage pour Rp x). Je te laisse la main pour que tu puisses décrire à loisir ton vaisseau, notre arrivée sur les lieux et même à quoi ressemble le bâtiment de l'objectif etc. Je voulais pas m'imposer à décrire le Vanquish]
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MessageSujet: Re: Confrontation   Dim 8 Sep - 16:54

L'argent a été viré. Reyno est donc là où on l'attend.

"Bonsoir Capitaine."

Derrière l'équipage un bruit sourd, celui d'un véhicule noir aux lignes épurées, qui avance au pas. Dans la lumière des phares se détachent les quatre silhouettes qui font face à l'hôtel. Les cellulaires sont raccrochés, et voilà Serghar tranquillisé sur la question de la ponctualité. D'une légère pression sur le tableau de bord, Reyno ouvre les portières automatiques. Le son est aussi feutré à l'ouverture qu'à la fermeture. Serghar, qui prend la place du passager avant comme de juste, croise le regard de son chauffeur.

Reyno porte des lunettes et des gants de pilotage, ses verres son équipés de micro technologies amplificatrices de lumière et relaient les infos essentielles fournies par l'ordinateur de bord du véhicule. Doucement, sans le moindre à-coup, le véhicule démarre, et accélère progressivement. Sur son verre gauche, le compte à rebours s'enclenche : 38 min 15 sec. Une fois sur la High Road, l'équipage pourrait se croire sur le Space Rail, notre homme démontre une conduite d'une rare souplesse. Le brunet ne lâche pas une seule seconde la route des yeux, son visage n'exprime rien, son souffle est profond. Le silence règne dans l'habitacle, et devient vite intolérable pour Eli.


"Papa ! C'est quand qu'on arrive ?!"

Reyno arque un sourcil. Elle aperçoit un véhicule devant eux.

"Wow, fume-le !"

Reyno a un sourire. C'est vrai, devant ça se traîne, on se rapproche rapidement de son pare-choc. Et puis une vive lumière rouge sur son verre droit. A 744 mètres, un véhicule de police. Pas question de risquer un contrôle, le timing serait foutu en l'air, ou d'éveiller la curiosité d'un flic, même si la tronche de Serghar est masquée par le par-prise fumé, on a là un karma qui sent fort le marais, qu'un uniforme bleu pourrait bien renifler. Soudain, l'équipage se sent déporter par la force centrifuge, Reyno vient d'opérer un changement de trajectoire, sans brusquerie, mais la vitesse est là. La sortie qu'il vient de prendre les mène sur la old road. Pendant 2 kilomètres, c'est sur les pneumatiques qu'ils roulent, et à en juger par la moue de Reyno, c'est ce qu'il préfère. Eliza se tracte tout à coup entre les deux hommes, les mains arrimées aux appui-têtes.

"Musique Maestro !"

Reyno se fait un plaisir d'obéir à la petite, juste pour observer du coin de l'oeil le visage marmoréen de son voisin. Il dégaine son minisc et le fiche dans le port dédié. Lecture.



On ralentit, s'insère dans le flot, ça roule beaucoup sur le bitume aux premières heures après minuit, ça roule toujours sur Macron. Il accélère, mais roule juste ce qu'il faut au-dessus de la moyenne, double large, les trajectoires rondes, chaque rotation du volant est anticipée longuement à l'avance.

De nouveau la High, fluide, très rapide. Reyno serrent un peu plus fermement le volant, on a 37 secondes de retard, le levier de vitesse émet un son métallique, l'aiguille du compteur grimpent doucement mais sûrement, rien de violent, mais chaque passager sent son dos s'enfoncer plus profondément dans le siège de cuir. 5 kilomètres plus tard, ils sont bien seuls sur la voie des hauteurs, le coeur de la cité se reflète pâlement sur la carrosserie, les lumières se font plus diffuses, moins agressives. Et enfin le sobre bâtiment de la corporation Himmelman, flanqué d'un discret H stylisé éclairé de rouge et d'orange. Reyno éteint les phares et descend tranquillement deux rapports, s'acheminant jusqu'à l'endroit fixé. La Vanquish noire stoppe, sans pour autant faire taire ses moteurs. D'un doigt léger, Reyno met fin à la musique et ouvre les portières. Sa voix est calme, presque enthousiaste.

"En piste."

Il tapote son verre gauche.

"Vous avez dix-huit minutes et vingt-sept secondes."


Ses colis déposés, il roule lentement jusqu'à son poste d'attente. Là il coupe les turbines, toutes lumières éteintes. Il ne rallume pas le minisc. Il est détendu, mais mobilisé. Seize minutes et cinquante deux secondes...


(Nop, j'ai serré la bride pour que tu me donnes un petit post transitif. Normal pour moi de séquencer un peu plus. Pour la suite, tu me dis si tu veux diviser ton infiltration en deux postes, voire trois, histoire que je décrive sur quoi vous tombez. Après tu peux préférer tout mener en un poste de ton cru, et on se retrouve à la voiture ou je reprends les reines)
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MessageSujet: Re: Confrontation   Mar 10 Sep - 19:24


Si la chose était encore à prouver c’était fait : Reyno Kasavate savait définitivement piloter. Un touché souple et des réflexes solides, le pilote jouait avec le trafic comme un virtuose de son instrument. Le chauffeur est imprudent, impudent, il conduit comme soumis au rythme d’une mélodie connue de lui seul. Serghar se sentait légèrement mal à l’aise, gardant son regard rivé sur le timing de sa montre, essayant d’ignorer qu’ils roulaient à une vitesse dangereuse à bord d’une fragile boîte de conserve. La tension ne semble néanmoins pas gagner la jeune hackeuse qui réclame de l’action. Elle veut sa dose d’adrénaline avant le grand saut et le pirate la soupçonne secrètement de faire du gringue au pilote. Un air de jazz remplit l’habitacle et le mercenaire échangea un regard discret avec son homme de main : décidément celui-ci c’est un original. L’ancien militaire n’était pas réellement porté sur la musique mais ce n’était pas le cas de la jeune femme qui se calqua sur le tempo de cet air entraînant et entreprit de se déhancher malgré l’espace plus que restreint. Serghar dissimula un soupir et en vint à souhaiter débarquer le plus rapidement possible. Se crispant légèrement à la vue d’une voiture de police, leur pilote gèra son affaire visiblement habitué par l’entreprise. Le timing était respecté, le pirate a fait en sorte de resserrer son chrono et il s’était même accordé le luxe d’une marge. Le capitaine mit pied à terre, suivi par son équipe, accordant un bref hochement de tête à leur pilote.

Il avait fait sa part, à leur tour de faire leur job. Visiblement Konrad avait l’air plus que satisfait de reprendre contact avec le planché des vaches. Serghar lui fit passer rapidement l’envie de s’attarder d’un regard menaçant. Le petit vigile ne semblait avoir ni la carrure, ni les talents pour arriver jusqu’au bout de leur entreprise, mais il lui réservait une petite surprise. Après tout il n’était qu’un outil. Notant que les caméras étaient désactivées, il laissa le champ libre à leur passe partout ambulant. Konrad était peut être un agent de sécurité minable mais il savait définitivement se rendre utile. Il le souligna à plusieurs reprises alors qu’ils franchissaient les premiers portails de contrôle sans déclencher la moindre alarme. Douze minutes et trente quatre secondes. Quasiment invisible au milieu des bureaux enténébrés, Serghar pouvait néanmoins déchiffrer la tension sur le visage de ses partenaires grâce à son acuité développé. Encore un niveau souterrain à franchir puis la véritable épreuve viendrait. L’homme de main du pirate ouvrit la cage d’ascenseur à l’aide de son levier, laissant le champ à libre à la féline Eliza pour s’y glisser et s’accrocher au câble de tension. Le reste de l’équipe la suivi, Serghar goûta un instant à ses souvenirs d’ancien soldat. Un passé que ne devait pas partager Konrad au vu de sa balourdise. Les lasers de détection avaient été désactivés : bien. La jeune femme toucha terre avant le reste de ses compagnons et le pirate la maudit silencieusement.

Bordel ! Son initiative allait faire voler son plan en éclat ! Mais la jeune hackeuse n’était pas stupide. La chambre forte contenant le serveur, leur objectif, contenait une serrure électronique à 9 variantes. Le genre de joujoux qu’aucun pirate informatique digne de ce nom ne peut craquer en moins de trois jours. Fort heureusement ce n’était rien qui pouvait arrêter une dose d’octanitrocubane. Serghar avait réussit à mettre la main sur quelques grammes de cet explosif qui se vendait à prix d’or, et il fondait bon espoir dans son ultime clé. Son homme de main déposa religieusement la matière sur les gonds de l’épaisse porte blindé et la sertit de détonateurs avant de se mettre à couvert, un mouvement sage que le pirate conseilla au reste de son équipe de suivre. Huit minutes et quarante seconde. L’explosion fit fondre les gonds et perfora le blindage sur plusieurs couches, un épais nuage âcre emplit la pièce tandis qu’un bruit de tonnerre résonna dans le sous-sol. Serghar ne comptait pas sur la subtilité pour cette partie, il savait que l’arrivée des forces de sécurité privée ne serait qu’une question de temps à présent.

-Mademoiselle Eliza c’est à vous de jouer à présent. Monsieur Konrad surveiller la porte avec notre ami.

De mauvaise grâce le vigile pris position à côté du tireur de Serghar, il faisait bien pâle figure à côté de lui. Le pirate contempla brièvement les rangées presque sans fin de refroidisseurs qui juxtaposaient l’immense et imposant monolithe noir qui était leur objectif. La jeune femme était déjà à l’œuvre, déployant son fidèle compagnon numérique et se pluguant à l’appareil.

-Tu as exactement six minutes quinze.

-J’en aurais besoin du double.

-Six minutes cinq.

La pirate informatique afficha un sourire insolent, se paya le luxe de se craquer les articulations et fit ce qu’elle savait faire de mieux. Serghar dégaina, prêt à pallier à toute éventualité imprévue. Il initia un décompte mental oppressant alors que la jeune femme, immergée dans sa réalité, mettait tous ses talents à l’œuvre. Une fine sueur commença à couler le long de son échine alors qu’il s’imaginait les détachements à pied d’œuvre qui devaient se ruer en leur direction. Il hasarda un regard anxieux vers Eliza qui pianotait comme une furie, forçant son passage dans la machine.

-Trois minutes Eliza.

Ignorant son appel, la jeune femme continua son œuvre et Serghar sentit sa gorge se nouer malgré lui, luttant contre son envie de panique. Son sang froid et son expérience prit le relais, ce qui n’était pas le cas de Konrad qui revenait sur ses pas le visage atrocement pâle et prêt à déguerpir. Le pirate se prépara à lui faire entendre raison à sa manière lorsque la jeune femme poussa un glapissement victorieux en entamant une danse endiablée. Danse que le mercenaire ne lui laissa pas le temps de finir, la traînant à sa suite.

-Tout est dans le petit boitier boss ! On est prêt pour décoller ! C’est qui la foutu meilleure hackeuse que t’es jamais vue hein ?

Pas d’humeur à fanforonner et à prendre des gants, Serghar n’avait en tête qu’une seule chose : qui leur restait exactement deux minutes quinze pour attraper leur chauffeur. Leur porte de sortie avait été aménagée : un conduit d’évacuation en cours de restauration qui les amenait directement à l’extérieur. L’équipe s’engouffra dans leur sortie improvisée, le bruit des bottes des forces de sécurité derrière eux. C’était le moment pour courir et les cambrioleurs se ruèrent plus qu’ils ne coururent à travers le tuyau étroit. L’air pur qui leur parvint de l’extérieur fut comme une bénédiction, Serghar ne se laissa pas pour autant gagner par l’exaltation, pas davantage que son homme de main. Leur véhicule les attendait et le vrombissement des appareils de leurs poursuivants se rapprochaient. Le vigile à bout de souffle s’enhardit et l’attrapa par la manche.

-Je peux pas vous accompagner moi ! Je fais quoi ?
-C’est vrai monsieur Konrad, vous avez encore un dernier rôle à jouer après tout votre admirable soutient. Que dites vous de mon scénario : « Un employé mécontent cherche à cambrioler son ancien employeur et se suicide pour éviter la prison après sa tentative infructueuse » ?

Sans lui laisser le temps de comprendre le sens de sa phrase, Serghar se saisit de sa main armée et lui enfonça le canon de son propre pistolet dans la bouche d’une torsion violente, le déstabilisant sur son appui d’un coup de pied bien placé, avant de le forcer à appuyer lui-même sur la gâchette. L’arrière de son crâne fut emporté dans un magma brunâtre qui s’éparpilla sur le mur. Des esquilles d’os et de cervelle s’envolèrent. Le corps n’était pas encore retombé sur le sol que déjà Serghar rejoignait ses camarades et s’engouffrait dans leur véhicule.

-Roulez monsieur Reyno ! Je crains que le voisinage ne devienne infréquentable. Monsieur Konrad a décidé judicieusement de faire chemin à part.

Leur pilote avait intérêt à révéler l’ensemble de ses talents.

[HRP: j'ai préféré réglé tout en un post Rp pour plus de cohérence, je te laisse l'entier champ libre pour le pilotage, c'est toi qui mène la course-poursuite. J'adore l'ambiance Bebop au fait. Je veux bien le titre de la chanson]
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MessageSujet: Re: Confrontation   Mer 11 Sep - 21:49

La lune est sacrément rieuse ce soir, et Reyno, pendant une seconde, lui rend son sourire sardonique. Son regard oblique vers l'issue que doit emprunter l'équipage, ce conduit d'évacuation en travaux. Deux minutes sont passées. Sur son verre droit, une lueur rouge, une voiture de police qui circule sur la High et file vers le centre-ville. Le brunet ouvre le pan droit de son blouson de cuir et plonge le menton vers son holster. Ses yeux sombres fixent le V-9. Il s'en est très peu servi en définitive, pendant ses classes à la FIDS avec son modèle de service, et sur quelques colonies de bouteilles de bières depuis qu'il s'est offert le flingue au marché noir. D'un doigt, il déboutonne la lanière de cuir qui passe derrière le chien. Et puis sa main droite prend contact avec le levier de vitesse, son coude gauche vient s'appuyer au rebord de la fenêtre. Serghar Drake, je n'ai pas la moindre confiance en toi.

Le son criard des gyro, deux camions qui jaillissent sur le vaste parking de la corporation, dégueulant leurs hommes suréquipés. Reyno observe leurs mouvements, le cuir de son gant grince. En moins de rien ils sont dans le bâtiment. Une partie de l'équipe prend position sur le parking. Sur son verre gauche, le compte à rebours affiche 43 sec. Quatre hommes de l'escouade se mettent à longer le bâtiment dans sa direction, en formation. Le visage de Reyno pivote lentement vers le conduit. Les voilà qui débouchent. Trois silhouettes qui progressent vers lui à grandes enjambées. 34 sec. Les turbines de la Vanquish s'emballent, les portes automatiques s'ouvrent. Tout à coup une lumière vive, Reyno en prend plein les yeux.

"Rhaa !"

C'est le projecteur monté sur l'un des véhicules de sécurité qui est braqué sur lui. Les trois colis se jettent dans la Vanquish. Aussitôt Reyno enclenche la première, les arrache de là en faisant crisser les pneus qu'il pousse à leur limite, transférant au sol toute la puissance disponible sans en perdre dans un dérapage. C'est violent, les passagers sont tout à coup aimantés à leurs dossiers. Ils peuvent entendre le déchaînement des armes automatiques derrière eux, deux balles frappent la Vanquish, ce qui ne l'empêche pas de rouler plus vite, très vite.

"YIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHAAA !"

Comme de juste, Eli est toute excitée. Reyno ne demande pas pour le vigile, il se contente de passer sèchement la 6e pour replaquer la petite dans son siège et enfoncer le capitaine plus profondément. D'un geste vif, il met le lecteur minisc sur ON.



Ca va vite, très vite, la souplesse est toujours là, mais la force centrifuge est intenable et se retenir aux poignets est une bonne option pour les passagers. Les deux lueurs rouges qui figurent les camions blindés sur ses lunettes disparaissent, complètement plantées. Sur 1 km, on double les usagers de la High à une vitesse folle, ça klaxonne, ça s'effraie. Et puis deux rouges sur la bretelle. La Vanquish déboule à 416 km/h, et les véhicules d'interception s'insèrent derrière elle, aussi rapides, voraces. Le sourire de Reyno s'étire, le cuir de ses gants crisse sur le volant. Il accélère encore, prend encore un peu de distance, et oblique tout à coup, empruntant la première sortie qui mène à la Old Road. D'une pression sur une branche de ses lunettes, il affiche les infos en temps réel du trafic sur chaque itinéraire secondaire. Son choix est fait, l'Harbinger Rd. aligne de belles quilles espacées juste ce qu'il faut. Il vient de perdre sa légère avance, les deux saletés sont sur eux. Un tir vient exploser la vitre arrière. Reyno a une grimace.

"Ok..."

Il rétrograde soudainement, et la Vanquish réagit avec une vigueur renouvelée, vrombi furieusement, son bruit brut pénétrant dans l'habitacle, et passe entre deux voitures comme une diablesse. Le slalom est mené avec brio, Reyno joue des pédales et du levier avec une précision incroyable, les gestes véloces mais jamais précipités. Pris dans une tempête de klaxonnes, ils gagnent du terrain. Le feu est vert quand ils arrivent au carrefour, Reyno exécute un virage à droite à 45° du tonnerre, cravache. Le feu est rouge cette fois. Il considère le verre droit de ses lunettes, prend l'info, et braoum ! nouveau virage à 45° bien plus serré cette fois pour éviter la collision avec cette voiture qui arrive de gauche. Dans ses rétros, aucun poursuivant. Dans son verre, les deux lueurs rouges sont à l'arrêt, l'étau du carrefour paniqué s'est refermé sur eux.

Ils seront bientôt dans la zone du finish, et l'hélicoptère à réacteur qui se fait entendre au-dessus d'eux n'est pas une bonne surprise. Reyno plisse les paupières et ses yeux se font meurtrières. Il replie les pneumatiques sous la carlingue et rattrape la High, talonné par l'hélico. En moins de rien il rejoint les tunnels Onogormo, sur la Old. Trois sorties différentes, plutôt éloignées les unes des autres, mais une seule les intéresse pour les rapprocher du point de chute. En avant ! La Vanquish emprunte la voie nord, 250 km/h, 260, 270, 275, la tenue de route du bolide est ahurissante et les harnais remplissent leur rôle à fond. Enfin l'hélico s'affiche sur son verre gauche, plus difficile à localiser ces volants. Bingo ! Il surveille la mauvaise sortie. La Vanquish saillit du tunnel comme une balle.

RAS sur son verre droit, il descend tranquillement trois rapports, adoptant l'allure générale, se mêlant gentiment à la circulation. Le feu passe au rouge, ils stoppent, en tête de file. Droit devant, arrêté au feu dans l'autre sens, un véhicule de police. Saletés de lunettes, pourquoi sont-elles restées muettes ? Reyno ne la lâche pas des yeux, une main sur le levier, l'autre sur le volant, une moue douteuse sur le visage. La police a d'autres chats à fouetter, ça m'étonnerait que les unités privés les aient mis sur le coup. Soudain, alors que les feux sont encore au rouge, la police démarre en trombe et leur ferme la route, gyro tournoyant. Un flic sort et dégaine. Reyno opine, tend la main droite vers le tableau de bord, et accélère à fond débrayé. Explosive, la Vanquish s'élève dans les airs. Ses roues n'ont pas encore totalement disparues que l'engin file à 160 km/h au-dessus de la circulation, sur une Wild Road tout à fait illégale. La police est loin derrière, déjà un souvenir, quand Reyno fait en sorte de récupérer la Old. La lueur verte s'affiche enfin sur son verre droit, la Vanquish s'engage dans une ruelle à une vitesse vraiment pas raisonnable et fonce sur un très gros camion qui roule doucement. Serghar n'en doute plus, ils vont lui rentrer dedans, et ses réflexes lui somment de lever les bras en barrage...

Le noir total. Mais ils sont vivants, ça ils en sont sûrs. Ils sentent d'étranges vibrations, un peu comme si ils roulaient toujours. Et puis la lumière. Ils sont dans une boîte, une boîte qui avance, ils sont à l'arrière du camion. La voix posé de Reyno s'élève dans l'habitacle.

"Tout va bien. Dans deux minutes nous y sommes."

Le coude appuyé sur le rebord de sa fenêtre, Reyno est tout à fait détendu. Son visage pivote vers le capitaine, il l'observe avec un sourire.

"Vous avez de quoi faire l'virement ? J'ai sinon."

Il lui tend sa carte bancaire.

"Vous aviez quelque chose à récupérer dans ce hangar ? On peut y faire un détour avant la gare si vous voulez."

Reyno apparaît serein, mais l'oeil affûté du capitaine Drake sait parfaitement reconnaître un guerrier dont les muscles sont mobilisés, disponibles. Le pilote n'est pas sur la relâche, il est encore très concentré, et armé.

(Okay, les titres, Cat Blues, et Rush, des Cowboy Bebop soundtracks. Wink Pour la suite, tu peux te permettre un tout petit post transitif si tu veux quelques échanges, ou bien signer ta sortie.)
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MessageSujet: Re: Confrontation   Sam 14 Sep - 13:16

Serghar était entrain d’entièrement reconsidéré sa définition d’un « voyage mouvementé ». Le bolide était lancé à tombeau ouvert sur une route qu’il jugea bien trop surchargé à son goût, mais cela ne semblait pas poser problème au pilote qui faisait étalage de dextérité et d’audace une nouvelle fois mais cette fois-ci on entrait dans une toute nouvelle dimension. Cette fois ils avaient les flics au cul. Le pirate lance un coup d’œil au paysage flouté qui défile à toute allure autour d’eux et qui se mêle aux lueurs éclatantes des feux des autres voitures, ses yeux arrivent à saisir la présence de plusieurs poursuivants. Alors qu’il s’apprêtait à faire part de la nouvelle à leur conducteur une brusque embardée l’enfonce dans son siège, une sensation de vitesse le prit qui n’était pas sans lui rappeler ce qu’il avait déjà ressentit à bord des torpilles d’abordage dans son ancienne vie. Ce parallèle n’était pas néanmoins une bonne nouvelle : les dites torpilles ayant une trajectoire droite et pour objectif de foncer dans un vaisseau. Or dans la présente situation ils se trouvaient sur un axe routier encombré et donc avec davantage de chance d’encastrer un autre automobiliste que d’arriver à bon port en un seul morceau. Soudain le rythme se calme et le pilote comme revenu à la raison, vint se mêler à l’allure générale pour se ranger au sein d’une file. Le pirate en profite pour évaluer l’état de leurs poursuivants. Semés. Et sans doute entrain de cracher une bordée de jurons sur le diable qui est aux commandes. Serghar savait qu’il avait embauché le bon homme mais il ne savait pas qu’il avait également embauché un doux dingue.

Cette brusque accalmie dans la course folle met le mercenaire presque mal à l’aise cependant tandis qu’il retrouve peu à peu ses repères. Leur point d’extraction n’est plus très loin et à présent tout semble possible pour qu’aucune opposition ne vienne leur barrer la route. Les choses ont coulés plus aisément qu’il n’aurait cru. Il s’était attendu à des échanges de tir soutenu, et sa main crispée sur la crosse de son arme était là pour le lui rappeler. Mais le Destin semblait prêter une oreille discrète à ses pensées car un véhicule de la police leur barre à présent la route. Serghar plonge son regard dans les yeux du flic et sait qu’il va dégainer son arme, les muscles surchauffés du mercenaire sont prêt à anticiper la menace et il esquisse déjà un mouvement pour mettre en joue. Un mouvement brutalement interrompu lorsque Reyno vint faire une fois encore étalage de ses ressources sans limite en bondissant dans les airs. Cette fois le mercenaire lâche un juron, son calme professionnelle n’est pas à tout épreuve. Cette course semble suivre la trajectoire d’un cardiogramme emballé qui suit le rythme du muscle cardiaque de leur pilote. L’engin file dans la nuit, feux éteints, ombre silencieuse et désormais seule sur la route abandonnée. Cette fois-ci le capitaine pirate le sait, personne ne viendra les suivre. Achevant sa partition endiablée leur pilote les surprend une dernière fois en grimpant à bord d’un transport improvisé. L’imposant camion, lequel Serghar était sûr qu’ils allaient emplafonnés, offre la cache idéal pour les membres de l’équipe.

C’est à la fois simple et brillant : les flics ne recherchent pas un poids lourd poussif et encombrant. Le pirate regarde sa montre et retient avec peine d’exprimer son approbation à voix haute. Leur petite échappée n’a pas duré plus d’une dizaine de minutes et Serghar sentirait presque du plaisir à imaginer toutes les forces de police du secteur entrain de s’acharner à leur poursuite. Sans aucun doute que quelques uns perdront leur job demain. Eliza exprima à la place du pirate son enthousiasme à sa manière : bruyante et colorée.

-Bordel de putain de merde saupoudré de café ! Ca ! Ca c’était de la course de luxe où je m’y connais pas ! Même sur les foutus circuits d’Orbitas on a pas droit à un tel pied ! Ha !

La gamin gesticule et donne des coups de pied dans le fauteuil, sa manière de remercier leur pilote mais également d’évacuer toute la tension de l’opération. Le capitaine lui fera ça à sa manière une fois le pied pris sur son vaisseau et bien éloigné des lieux. Il posa les yeux sur la carte du pilote et entreprend de faire le paiement. Le salaire est amplement mérité et Serghar a l’intime conviction qu’il s’est fait un partenaire de choix ici, autant de motifs qui l’empêche de lui coller une balle dans la tête pour couvrir ses arrières.

-Vous êtes un élément précieux Monsieur Reyno, voilà vos services amplement récompensés. Soyez certains que je risque sans aucun doute de faire appel à vous de nouveau. Nous descendrons rapidement pour nous éclipsez, plus rien ne nous retient ici à présent et mon vaisseau m’attend et je ne veux pas avoir à subir des contrôles de douane accru. Je vous suggère un profil bas pendant quelques temps Monsieur Reyno. A bientôt…

Ca dernière phrase relevait autant du conseil que de la menace, il lui serait bien dommage de devoir revenir pour faire taire une grande bouche qui a fait étalage de son dernier coup. Mais pour cette opération le pirate comprenait sans peine toute la fierté que l’on pouvait ressentir, le fourmillement familier qu’il ressentait au creux de l’estomac n’était en effet guère désagréable.

[HRP: J'achève le RP ici pour moi x). C'était un plaisir.]
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MessageSujet: Re: Confrontation   Ven 4 Oct - 10:20

Je vous suggère un profil bas pendant quelques temps monsieur Reyno. A bientôt…

Monsieur Reyno a un sourire. Il saisit son cellulaire, presse une touche, et le porte à son oreille gauche. Sa voix tranquille s’élève.

"Tu peux ouvrir Flyn."

Derrière, l’aube pénètre dans le camion. Le visage du pilote pivote vers le Serghar.

"Bonne route, capitaine."

Et la runner qui bondit hors de l’habitacle.

"Salut salut !"

Les portières se referment, amorti de luxe. Les canailles ont quitté le camion.

"Tu peux fermer."

Reyno raccroche et se renverse en arrière, les membres lâches, et expire tranquillement. Il pioche une datte dans la portière et se l'envoie sur la langue. Le noyau entre les dents de devant, il finit par fermer les yeux.


(Un élément qualiteux ton Serghar au plaisir Wink)
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Confrontation

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