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 [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.

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MessageSujet: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Mer 7 Aoû - 20:11


Le capitaine Drake avait développé un don particulier durant son temps passé à la frontière de la légalité, un don qu’il partageait avec une certaine frange de la population de Black Matter. Ce don était celui de se rendre invisible et inconnu aux yeux des autorités. Le concept « d’autorité légale » était très souple sur Black Matter, mais Serghar n’était pas de ceux versant dans la philosophie politique ou le bavardage d’intellectuel, pour lui les choses étaient claires. Ceux qui avaient le pouvoir étaient ceux qui avaient la force de leur côté. Certains croyaient en des idées comme les « libertés individuelles » ou des principes reluisants nommés « égalité », « respect » ou même « justice », le capitaine Drake accordait davantage de foi et de crédit aux armes automatiques et aux munitions. Jusqu’à présent cette ligne de pensée s’était toujours vérifiée, et il n’avait trouvé aucun petit malin pour venir la contester. Généralement les questions s’évanouissaient quand on se retrouvait en face d’un calibre 50 en face du visage, avec un gars bien décidé derrière le doigt sur la détente. Antarès pouvait bien mériter les appellations de fanatiques ou même criminels, mais selon les standards de Serghar il disposait de la force conséquente pour que l’idée de jouer au con avec eux désertent tous les esprits. En cela ils incarnaient donc la « force légitime » à laquelle personne ne voulait être mêlé ou s’opposer. Et pourtant, le capitaine Drake avait contrevenu à ses principes quelques jours plus tôt en acceptant un contrat des plus juteux de la part des dirigeants autoproclamés de Black Matter.

Au moins on ne lui avait pas imposé le port de l’uniforme, pas que la couleur ne lui déplaise, mais Serghar appréciait son indépendance de tueur mercenaire. Il appréciait d’autant plus la carte blanche qui lui avait été donné sur la colonie pour les bonnes fins de sa mission. « Des victimes collatérales acceptables » c’était là l’appellation standard qui avait été décidé d’attribuer à quiconque aurait eu la bonne idée d’entraver son travail. Cela revenait plus ou moins à lui accorder un permis de tuer, ce qui avait fait fleurir quelques sourires sur les trognes lugubres des membres de son équipage qui avaient acceptés de le joindre. Quelques indépendants s’étaient joints à cette « mission », et de fait c’était une véritable meute qui s’était lancée dans les tréfonds mal famés de Black Matter. L’équipe était à la mesure de leur objectif : repérer, traquer et éliminer tout membre de la soi-disant « Résistance » et conserver des traces adn pour identification. L’équipe de Serghar avait d’ors et déjà décidé qu’ils conserveraient les pouces. Une récompense confortable avait été promise pour toute cible d’importance. L’ancien officier de Leviathan ne savait pas exactement ce que cette « Résistance », des idéalistes suicidaires pour lui, avait dû faire dernièrement pour mériter les foudres d’une telle expédition. Peut être qu’au contraire Antarès considérait la tâche trop insignifiante ou ingrate pour la confier à ses forces armées, sans compter que ces dernières se fondaient mal dans la masse.

Serghar ne savait trop bien que dans ce genre de conflit le choix du marteau n’était pas souvent le plus approprié pour exécuter la menace. Il était requis ici un scalpel et le contrebandier se plaisait à s’identifier comme tel. Cependant les brutes épaisses qu’il se traînait derrière lui, en ordre dispersé, leurs vêtements amples peinant à dissimuler les reliefs de leurs armes, venaient quelque peu tempéré cette image. Le capitaine Drake n’en avait cure, il savait leur faire confiance pour se faire discret le temps venu, d’autant plus qu’ils ne dépareillaient pas beaucoup dans le paysage. Junkies, voleurs et meurtriers, parmi cette engeance ils étaient dans leur élément, et Serghar avait appris depuis longtemps comment navigué au milieu des eaux en compagnie de pareils prédateurs. Cela n’avait rien à voir avec la guerre, il suffisait juste de paraître plus effrayant et dangereux que les autres poissons. Un simple jeu d’illusion et de grande gueule, mais ce soir il n’avait pas de patience, et c’est en bousculant deux des videurs du WHORE qu’il pénétra dans le fameux bar, le lieu idéal où commencer son enquête.

La première chose qui l’assaillit une fois dans les lieux fut le bruit délirant de la musique se mêlant à la foule. Résonnances de sons industriels et étranges, les basses faisaient trembler l’édifice tandis que les envolés dans les aigues manquaient de vous jeter au sol. L’assemblée pourtant se déhanchait sur la piste en bloc compact, à peine capable d’esquisser le moindre geste. Serghar identifia les profils habituels attablés à diverses tables du bar : les petits tire-laine à grande gueule venus étalés leur bonne et éphémère fortune, à côté de membres de la jeunesse dorée des colonies venus s’encanailler, plus loin se trouvaient des personnages plus intéressants, plongés dans leurs activités marchande et tout à fait illicite. Ce soir il ne figurait dans aucun de ces groupes, ce soir il était venu avec une mission bien précise. Ces hommes se séparèrent, et il progressa, fendant la foule comme un navire traverse l’océan, gardant le contact visuel avec les membres de la troupe. Le WHORE n’avait pas été sa destination par hasard, c’était simplement le meilleur endroit où l’on pouvait délier des langues : l’alcool y était pour quelque chose, mais la nature de la clientèle l’était davantage. On ne vivait pas longtemps comme membre de la pègre de Black Matter sans traîner les oreilles. Tout le monde avait des « connaissances » ou était au fait de rumeurs et autres non-dits qui se murmuraient de bouche à oreille.

Le capitaine pirate pris place au bar, commandant un alcool fort dont il savait qu’il ne boirait aucune goutte, dévisageant et détaillant ses camarades de beuverie. Le gratin habituel, estima-t-il d’une traite, et donc les plus aptes à lui donner des informations. Serghar aurait pu se contenter de poser à voix haute sa question, ou de menacer, mais il était plus productif d’user du langage universel : celui de l’argent. Déposant une liasse de crédit sur le comptoir il posa sa question, sa voix caverneuse perçant aisément la cacophonie ambiante.

-2000 ¢ pour celui qui m’indique l’identité et la localisation de tout membre de l’organisation se faisant appeler la « Résistance ». Je vous conseille fortement d’éviter tout mensonge ce qui amènerait immanquablement sur votre personne le sort d’une morte sale et lente.

La somme était équivalente à deux mois de salaire d’un honnête travailleur, mais l’échelle de comparaison dans cette société était différente, il évalua donc la somme comme capable d’acheter une dizaine de doses de drogue de décente qualité. Sortir une telle somme en un lieu pareil pouvait signer son arrêt de mort, mais il était suffisamment persuasif physiquement pour dissuader quiconque. Son regard froid s’arrêta cependant sur un type à capuche qui ne semblait pas plus intéressé que ça par sa proposition, contrairement à son voisin à crête qui avait les yeux exorbités. Cela détonait sur le paysage, et Serghar n’aimait pas ce qui sortait de l’ordinaire ou au contraire ce qui était trop banal. Peut être devait-il mettre ça sur le compte de sa paranoïa mais il se sentait plus en sécurité en face d’un dealer aux cheveux oranges le flingue à la main, qu’à un quidam à l’allure lisse. S’il pouvait lire le premier et deviner ce qu’il allait faire, le second était virtuellement capable de tout. Il passa son regard cependant, la main discrètement posé sur la crosse de son arme, il se sentait prêt à faire face à tout éventualité.

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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Mer 7 Aoû - 21:07

On était recherché. Bon ça s'était une évidence, en tant que Résistance armée contre l'Antarès. Mais là, on avait appris par un de nos indic' que c'était du lourd. Les haut gradés lançaient une chasse aux sorcières. Il leur fallait une proie et un beau trophée à exhiber au vu et au su de tout le monde afin de prouver que c'était vraiment eux qui contrôlait les vaisseaux. Tu parles...ils ne contrôlent pas Höle. Il ne la contrôleront jamais. On avait donc décidé de jouer la carte du sacrifiable. Laisser une planque tomber entre leurs mains pour les satisfaire et ainsi les gaver pendant un moment, histoire qu'ils nous foutent la paix. Par contre, ce qu'on ne savait pas vraiment, ça allait être leur mode opératoire. Néanmoins, on savait d'avance, plus par raisonnement logique que pour quoi que ce soit d'autre, qu'ils allaient chercher des informations dans les bars. Henri avait déployé des hommes dans chaque bar pour essayer de les intercepter. J'avais écopé du WHORE. Dieu que je n'aime pas cet endroit. Que des pochtrons, des prostituées (bon ça, ça me dérange pas, y'en a qui sont sympas) et des junkies. Bref, j'étais dans ce bar tranquille en train de discuter avec une des putes du lieu au sujet de l'alcool du coin et de la mauvaise musique qui y passait. Qu'est-ce que j'aurais donné pour un morceau du King.

A cet instant, une bande de types entra immédiatement dans le bar. Eux je pouvais directement les cataloguer. Des mercos brutaux et sans aucune manière. Celui qui marchait en tête, sans doute le chef de cette horde de bourrins sans forcément beaucoup de cervelle, par contre, ne devait pas être débile, loin de là. Tout en poursuivant ma conversation avec la gente demoiselle de joie, je gardais un oeil sur lui. Il ne va sans doute pas passer par quatre chemins pour récolter des informations. Je le vis sortir une liasse de billet et hurler à l'attention de la salle si quelqu'un avait des informations sur la Résistance. 2000 qu'il proposait. S'il y va comme ça, il va bouffer de la rumeur de bas fonds par tonnes tellement les gars présents sur place seront avides de payer leurs prochaines tournées ou leur prochaine dose. Déjà des cris commençaient à fuser. Je pus en entendre deux et bon Dieu qu'est-ce qu'on raconte comme conneries sur nous. Bon ça nous arrange carrément mais quand même, c'est chiant d'entendre ça. Bon passage en mode indic dérangé.

Je me levais de mon siège et demandai cordialement à la jeune femme de m'attendre sagement, puis me rendit auprès de la brute, écartant doucement les drogués et les ivrognes qui trainaient sur mon chemin. Je m'assis finalement à côté de lui et lui dit, d'une voix un peu basse mais tout de même audible, reniflant sèchement
Tu veux des trucs sur la Résistance? Quel genre de trucs il te faut? J'peux t'en fournir du croustillant si ça t'intéresse, autre que les conneries que pourront te dire tous ceux qui sont ici. Mais ça risque de coûter un peu plus que 2000¢. Si tu veux savoir ce que je sais, rejoins moi dans deux minutes derrière le bar. C'est pas un endroit pour ce genre de conversation.
J'avais parlé avec des phrases rapides et saccadées pour accentuer ce côté déglingué que je voulais avoir. Bien maintenant, direction l'arrière du bar. Je sortis du bâtiment, vérifiant clairement si j'étais suivi. Il fallait que le gars vienne. Une fois à l'arrière, je sortis une clope que j'allumais. Je ne suis pas fumeur, mais ça en rajoute au personnage que je joue, donc je le fais. J'attendis donc que le merco me rejoigne, seul ou avec ses potes. Dans ma tête, un scénario se mettait déjà en place. On avait déjà vidé la planque, laissant de grosses traces de précipitation afin que la fuite fasse précipitée. J'espère juste qu'ils avait réussi à laisser les quelques données présentes sur place.

Je jetais sans cesse des regards à droite et à gauche. Accentuer le truc encore un peu pour qu'aux yeux de ces mercenaires, je ne sois qu'un drogué qui en sache pas mal.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Mer 7 Aoû - 21:42

Traquenard. C’était à peu près le mot qu’avait imprimé sur la gueule le type, plutôt bon acteur il devait avouer, qui venait de lui adresser la parole avant de disparaître dans la foule. Serghar dégagea les parasites qui lui collaient aux basques, quelques uns hasardant leurs mains de crasseux vers la récompense promise. L’ancien commando mit rapidement fin à ce joli cirque en cassant un poignet et en éclatant une rotule à la vitesse éclair. Personne ne se soucia le moins du monde de ceux qui venaient d’être mit sur le carreau, et dans le chaos ambiant l’éclat de violence du mercenaire fut invisible. Il s’était attendu à ce genre de déchaînement extatique de leur part, mais celui qui venait de lui parler était du genre plus finaud. Plus fin et plus intelligent, puisqu’il avait décampé en vitesse, non sans entraîner à sa suite quatre types membres de l’équipe « d’investigation ». Des indépendants, comme les il les identifia, mais suffisamment habile pour avoir saisi son regard et son ordre muet. Serghar alluma son canal radio personnel, ses propres hommes aux aguets encore dispersés dans le bar. S’il devait pleuvoir de la merde il préférait être couvert. Bien qu’il n’aimait pas être mené en bateau, le capitaine Drake s’en vint rejoindre son nouvel informateur. Du peu qu’il avait pu deviné sur le personnage il devait lui donner pour son crédit qu’il simulait bien le junkie moyen, mais il était simplement trop lisse pour ça. Il n’avait pas repéré les signes habituels et récurrents : les yeux rouges, les traces de démangeaisons, les tremblements des membres. Il y a certaines choses qu’on ne peut simuler.

Ce n’était certainement pas un truand de la petite semaine à grande gueule, c’était quelqu’un de plus malin et pour cela il méritait son attention. Dans la société criminelle peu de chose, sinon aucune, peuvent vous donner une caution de confiance. Par définition un criminel n’est pas digne de confiance, néanmoins les relations d’affaire doivent pouvoir se construire sur une part de franchise mutuelle. Serghar avait depuis longtemps appris à repéré les guignols incapable d’être suffisamment malin pour reconnaître un bon deal et le conclure de façon réglementaire. Il y avait eu quelques gorges tranchées avant qu’il apprenne à distinguer les « businessmen » du marché noir avec qui on pouvait faire des affaires, des psychotiques qui essayaient immanquablement de vous entuber. Le gars à capuche qu’il rejoignait à l’instant n’était pas un rigolo. Il allait maintenant devoir vérifier ce qu’il était exactement. A le voir la clope à la bouche il n’était visiblement pas plus inquiet que ça. Au gabarit et aux gueules peu engageantes des trois contractuels qui venaient d’apparaître derrière lui il avait pourtant beaucoup de motifs de l’être.

Le pirate empêcha d’un regard sans appel le quatro de gros bras de bousculer les choses. Antarès leur avait ouvert un petit crédit pour les pots de vin habituel, Serghar était prêt à dépenser cet argent, qui ne lui appartenait pas, s’il lui apportait des résultats concrets. De son vécu les renseignements obtenus sous la menace ou la torture étaient rarement précis, et l’informateur avait la désagréable habitude de se noyer dans son sang avant de finir ses explications. D’un tempérament habituellement calme et froid, les contretemps dans une mission étaient cependant susceptibles de venir à bout d’une part de son sang-froid. Il détailla de nouveau l’informateur avant d’aller plus en avant. Il était d’une carrure plus légère que les mercenaires qui faisaient le guet, mais il ne trompait pas l’œil acéré de Serghar. Il savait lire le langage du corps aussi bien que l’écran de contrôle de son vaisseau. Il devinait la main habitué à manier le pistolet ou le couteau, et il ne se faisait aucun doute sur sa capacité à tous les semer s’il l’avait décidé.

-Je suis le capitaine Serghar Drake, j’espère que vos renseignements valent le temps que moi et mon équipe vous consacrons. Je me considère personnellement comme un individu rationnel et patient, cependant j’ai bien peur que mes camarades ici présents manquent de cette faculté de retenue. Il serait donc bon pour la sauvegarde de votre intégrité physique de suivre mon conseil et de vous mettre à parler : si vos renseignements permettent l’appréhension d’une cible vous recevrez 2000 ¢ de plus que ce que je suis prêt à vous versez tout de suite. Vous nous accompagnerez bien évidemment pour identifier la cible et durant le reste de l’opération. J’aime à avoir une confirmation de visu, je ne voudrais pas trancher la mauvaise tête par erreur.

Le ton était froid et le discours tout à fait bordé, mais Serghar espérait de tout cœur que son interlocuteur comprenait qu’il était prêt à décrocher sa tête de ses épaules s’il n’était pas aussi efficace et bavard qu’il l’attendait de sa part. Ils avaient beau être dans une ruelle, personne ne viendrait à vérifier la provenance d’éventuels cris.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Mer 7 Aoû - 22:20

Bon bon bon, ils sont venus. Et le gros bras à ramené ses petits copains. C'est vrai que ce serait dommage de se faire prendre en plein tête-à-tête. En attendant, si ces lascars décident de m'attaquer, je n'ai pas beaucoup de chances de l'emporter. Je repère donc immédiatement les itinéraires de fuite. On a un tuyau qui monte à ma droite (trop long, on oublie). La poubelle contre laquelle je suis adossé me permet d'accéder à un rebord qui m'amène direct vers un autre endroit. Apparemment, un toit. Si je l'atteins, je serai un poil plus en sécurité. Mais revenons-en à notre hurluberlu.

Capitaine Drake hein...ma foi j'ai a faire à du gratin cette fois. Au discours du gars, qui se dit rationnel et patient (mon cul oui, tu dis ça juste pour me mettre un peu plus en confiance), je comprends vite que les baffes risquent de voler rapidement. Bien au moins je sais ce qu'il en est du ton. Par contre, il reste honnête au niveau de la paie. Il me propose 2000 ¢ de plus si mes informations lui conviennent. Mmmh...ça c'est juteux. Avec ça, j'peux me dégoter au moins deux vinyles dans une boutique de Léviathan. Par contre, le gars veut du sang. Dommage, je n'ai pas ça dans ma besace magique.. Je tire une longue bouffée de ma cigarette que je souffle à ma droite et lui lance.

Si vous cherchez des têtes à couper, gardez votre argent pour l'instant, j'suis pas sûr de vous en fournir. Disons que je connais une de leurs planques. Comment? C'est simple. J'étais une sorte de rabatteur pour des jeux d'argent. J'invitai des gars que je croisai et on m'envoyait avec des balourds récupérer les dettes que certains ne voulaient pas payer. Y'en a un qui avait tenté de rouler le patron. Alors j'y suis allé avec deux gorilles et on a été accueilli avec des fusils. Les armes sont interdites ici alors j'me suis dit que les gars devaient pas être réglo (du moins, encore moins que nous). Pis j'ai remarqué un symbole bizarre sur leur vêtement. Ils le portaient tous. Ca m'a fait tilté et j'ai tout de suite soupçonné la résistance. J'suis pas resté...

Je repris une autre bouffée de cigarette et regardai mes interlocuteurs. S'il se demande comment je sais pour les jeux d'argent, c'est parce que j'ai réellement fait ce job dans ma jeunesse. J'ai conservé les méthodes bien en tête et j'utilise ça comme couverture. Ca marche très bien. Ce boulot m'a permis de développer mon art de la course quand les endettés se montraient pires que des maris cocus et armés ou encore que des pères dont j'avais ôté la virginité à leur fille. J'y peux rien si elles me trouvent toutes mignon et bourré de charme (ça j'avoue n'avoir jamais compris pour quoi)

J'peux donc vous mener jusqu'à la planque. Là-bas, vous trouverez peut-être votre bonheur. Et puis si je vous y conduit, vous pourrez vous assurer que je ne vous ai pas menti. Et ainsi, vous aurez ma vie en garantie. Et comme je ne mens pas, j'vais me faire vite fait 2000¢. Et comme ça tout le monde sera content. Marché conclu messieurs. Je suppose que vos employeurs vous paieront bien pour avoir bousillé une planque des résistants, n'est-ce pas? Mais bon...a little less conversation, a little more action. Ca doit plus vous parler. Je propose qu'on s'y rende. Et si vous voulez vous assurez que je ne vais pas vous fausser compagnie, vous n'avez qu'à braquer un de vos gros calibres sur ma gueule. Comme ça vous serez rassuré.

Je finis ma clope et la jetai bien loin, avant de me retourner vers le Capitaine Drake et de lui tendre la main pour conclure le deal. Ce serait une honte de refuser une affaire telle que celle-ci. Même un truand ordinaire l'accepterait. Sauf qu'en plus moi, je ne dupe personne.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Jeu 8 Aoû - 15:29

Certaines personnes étaient parfois trop intelligentes pour leur propre bien. Débordant de confiance et négligeant de façon dangereuse les risques qu’ils prenaient en se frottant souvent à plus fort ou mieux armé qu’eux, deux choix seul leur étaient disponible : un brillant avenir ou une mort violente. Autant dire que peu réussissait à persévérer dans la première option. Serghar soupesa les propos de l’informateur d’un regard froid, quelque chose lui déplaisait profondément chez cette personne. Peut être son détachement vis-à-vis de la situation de laquelle il se trouvait, ou encore l’absence de la moindre trace de peur ou de nervosité quand il s’adressait à lui. Cela, plus que tout autre chose, était presque déconcertant pour le mercenaire qui avait davantage l’habitude de plus de suspicion ou de crainte révérencieuse chez ses interlocuteurs. Il aurait même apprécié voir une trace de défi sur ce visage sans âge, quelque chose qui lui permette de la ranger dans une catégorie précise et contrôlable. En militaire il prit le soin d’évaluer la situation, devinant les non-dits et établissant ses propres déductions. La conclusion fut loin d’être brillante et Serghar dû lutter contre la sensation qui lui hurlait qu’il perdait son temps, il ignora la démangeaison de sa main droite qui se serait volontiers tendus vers la gorge du petit malin qui jouait avec ses nerfs.

Ainsi il avait vu un groupe de personnes suspectes, en armes et avec en prime un joli symbole bien visible indiquant leur affiliation alors que l’ensemble des forces armées de cette foutue colonie était sur leur cul ? Soit les membres de la résistance étaient idiots en plus d’être suicidaires, ou alors son nouvel ami se foutait royalement de leur gueule. Dans le derniers cas il ferait regretter personnellement au jeune impertinent son goût détestable à débiter des conneries aux mauvaises personnes. Si le pirate bouillonnait intérieurement il n’en laissa absolument rien paraître à l’extérieur, et resta spectaculairement de marbre. Tout ceci semblait bâtit sur du vent, et Serghar n’entendait pas se faire guider par un type dont il ne connaissait rien pour trucider des personnes qui pouvaient fort bien être, pour ce qu’il en savait, des créanciers de son informateur ou des gêneurs pour son business personnel. D’un autre côté, le capitaine aurait flingué la moitié de ce foutu district rien que pour être sûr d’avoir atteint sa cible. Et puis comme il lui avait été dit : les dommages collatéraux étaient acceptables. Il fut aussi laconique qu’auparavant dans sa réponse.

-Il n’y aura pas de peut être. Je suis particulièrement sensible à la notion de rendement, et je suis certain que nous construirons un partenariat efficace si vous vous abstenez de tout mensonge ou d’entourloupes qui seraient non seulement stupides mais fortement préjudiciables pour vous. Grigori ici présent, il désigna un des membres de son propre équipage qui les avaient rejoints entre temps, va se charger personnellement de veiller sur votre « sécurité » et qu’aucune idée saugrenues de fuite ne vous vienne à l’esprit. Pour votre information je dispose d’une base de données sur les profils de potentiels membres de la résistance, j’espère avoir au moins quelques correspondances une fois sur place.

Son petit discours terminé, les membres de l’escouade qui comptait à présent quinze personnes au complet, dont cinq hommes qui étaient membres de son propre équipage, s’apprêtèrent chacun à sa façon à entrer en guerre. Des armes automatiques et autres outils déplaisant à regarder fleurirent entre les mains de ce qui comptait au nombre des plus redoutables tueurs de Black Matter. Certains semblaient à peine savoir où se trouvait le canon de leur arme, mais d’autres étaient clairement d’anciens militaires, leurs mouvements précis et économes trahissant leur formation. Pour sa part, le capitaine Drake ne faisait réellement confiance qu’à ses propres hommes, les autres contractuels agissaient à leur guise. Il n’en allait pas de même pour Grigori qui pointa de façon ostensible son arme de poing sur la tête de la fouine qui allait les accompagner. Le profil sec et musclé, l’allure vive et alerte, Grigori était resté sensiblement le même du temps où il était encore membre de son commando et qu’il combattait pour une véritable cause. Il poussa sans ménagement leur guide vers la rue principale.

-Procédez je vous prie, lui ordonna Serghar d’un ton froid. 4000 ¢ sont pour vous si je suis satisfait de la suite des évènements, et espérez pour votre sauvegarde que j’obtienne satisfaction.

Ou je me plairais à faire apparaître sur votre visage cette peur qui semble tellement vous faire défaut, pensa-t-il sombrement sans daigner parler à voix haute. Inutile de faire naître de la pression supplémentaire, les choses allaient bientôt se corser et chacun aurait alors sa part.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Jeu 8 Aoû - 15:56

Encore une fois, l'armoire à glace a la fâcheuse tendance à gaspiller sa salive pour exprimer des choses que j'aurais pu comprendre sans qu'il dise un mot. A ta gueule mon grand, je me doutais bien que t'aimes pas qu'on te mente. J'avoue que d'un certain point de vue, c'est agréable de parler avec quelqu'un qui ne se contente pas du basique "Si tu me mens, je te bute". Mais là, j'ai presque l'impression qu'il en fait beaucoup, mais alors beaucoup trop. Bon on ne va pas s’énerver, ce serait plonger dans son terrain de jeu et là, je crois qu'il gagnerai à plat de couture. En attendant, le bon capitaine Drake m'annonce que l'Antarès possède des infos sur des potentiels résistants. Qu'est-ce qu'ils s'imaginent? Leurs données, on leur en fait passer une partie par nos indics qui fournissent des faux extrêmement minutieux et quasiment impossible à repérer. Le "quasiment" n'est là que parce que rien n'est impossible en ce bas monde. Quelques uns de leurs collabos sont des nôtres et ça, c'est à la fois une idée de génie et un plan extrêmement jouissif. Bon après, c'est sûr qu'ils doivent avoir des données sur certains d'entre nous. Je me demande quelles genre d'infos ils détiennent et à quel point elles sont poussées.

Le dénommé Grigori pointa rapidement son arme sur moi. Visiblement ma sécurité est assuré. Je me demande ce qu'ils croient ces types. J'avoue que leur fausser compagnie pourrait être possible, mais ils sont quinze bordel!!! Personne n'aurait tenté une arnaque en face de quinze brutes épaisses armés jusqu'aux dents et qui ne veulent qu'un chose: exploser des crânes à tire-larigot. Je pris une inspiration puis fut poussé par mes nouveaux amis dans la rue principale. Bon, on ne dit rien et on se contente de les guider.

Je me mis en marche, talonné par Grigori...Gros Gorille lui ira mieux comme nom en fait. La planque sacrifiée se trouvait à quatre minutes à pied d'ici, soit 45 secondes pour moi en courant. Je laissai bien mes mains en évidence, il ne fallait attirer aucun soupçon. Et puis... j'ai rien dans mes poches mis à part quelques clopes. Je jetais des regards par-ci par-là le long de la route. Putain ce que c'est chiant de devoir marcher normalement. Et quatre minutes...c'est long bon Dieu! Les gars derrière moi se voyaient ouvrir à leur passage une vraie haie d'honneur de la part du reste des passants. En même temps, personne n'oserait provoquer ce genre de gus qui pense plus avec son flingue (ou sa bite selon la situation) qu'avec sa tête. Excepté Drake. Lui il n'est pas le chien de guerre habituel. Il cache ses émotions, il calcule minutieusement, bref c'est un stratège. Va falloir la jouer finaud cette fois.

On arrive finalement à un coin de rue d'où on peut voir la porte de la planque. Je leur fais signe de s'arrêter et dis, à voix basse.
Bon on y est. C'est la porte là-bas. Pour la tactique d'assaut, je vous laisse la décider. J'm'y connais pas vraiment là-dedans et j'pense pas que vous aimeriez si je vous donnais des instructions. J'ferais ce que vous m'dites c'est tout.
Les gars...j'espère sincèrement que vous avez pas oublié de poser les données sur le "contact" d'Antarès ni de poser les explosifs. Il faut qu'ils se déclenchent dès le franchissement de la porte au niveau du couloir d'évacuation. Comme ça j'risque pas de sauter si les brutes me font passer devant.

Je commence à me sentir un peu nerveux quand à ce qui va se passer. Quelques frissons à peine visibles parcourent mon dos et je croise les bras afin d'être sûr que je ne tremble pas. Ou plutôt que le rôle que je joue ne tremble pas. J'ai toujours su rester calme dans ce genre de situation et c'est pas aujourd'hui que je commencerai à flipper.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Ven 9 Aoû - 23:18

Si Serghar avait bien appris une chose de son nouveau métier, c’était que les surprises y étaient toujours mauvaises. Le défaut de contrôle d’une situation pouvait s’analyse comme une faiblesse, mais également s’avérer mortel. Or s’il y avait bien une chose que le capitaine pirate s’abstenait de faire c’était pêcher par excès de confiance. Il avait depuis longtemps compris la frontière entre le risque calculé et la bravade inconsidérée et imprudente. Si le premier pouvait permettre de se tirer d’un mauvais pas, le second se finissait le plus souvent dans le sang. Ces pensées traversèrent l’esprit du mercenaire alors qu’il fixait l’épaisse porte que leur avait indiqué leur nouvel, et trop conciliant à son goût, informateur. Il ne voyait rien d’inhabituel dans ce monceau d’acier encastré et mangé par la rouille, et pourtant il ne pouvait s’empêcher de sentir ses tripes lui crier que quelque chose n’allait pas. Ce même instinct n’avait jusqu’à présent jamais fait défaut à l’ancien officier de Leviathan, il l’avait conservé en vie de nombreuses fois et il avait à penser que ce dernier avait aidé à l’élaboration de sa réputation. Sur le terrain les choses se passent toujours différemment de ce qui a été prévu sur le plan de bataille, il s’agissait de deux dimensions radicalement différentes. Quand on mettait directement sa vie en jeu le primal prenait le pas sur l’intellect, et le langage du corps comptait davantage que celui du cerveau. Le propre du bon tacticien était justement de ne pas se laisser aller à se reposer entièrement sur ses impressions et son ressentit pour adopter un raisonnement plus froid, mais en ce moment précis Serghar ne rechignait pas à opter pour la prudence.

Il laissa un regard à leur guide, ne décelant aucune trace de tension suspecte, pas de mouvement fuyant du regard, à peine un léger raidissement des membres, et ce calme apparent, même feint, vint confirmer ses soupçons. Apparemment quelques uns des plus enthousiastes des membres de son équipe ne semblaient guère partager les mêmes impressions, certains ne cachaient plus leur impatience, pianotant des doigts avec agacement sur leurs armes. Des foutus amateurs pensa avec irritation Serghar en devinant la tension qui les habitait, et lisant l’envie qui leur brûlait les tripes d’enfoncer la porte. Techniquement aucun d’entre eux, les membres de son équipage mit à part, n’étaient sous ses ordres, mais semblable à une meute de prédateurs ils se soumettaient à l’alpha. Pour sa part, Serghar n’aurait pas hésité un instant avant de les envoyer à la mort. Si des résistants se trouvaient réellement derrière cette porte ils avaient clairement besoin d’un plan d’action un peu plus consistant que d’entrer par l’entrée principale. S’il n’en tenait qu’à lui, il aurait pris le temps de mettre en place une mission d’observation avant de déclencher la moindre action décisive. Mais leur commanditaire avait été précis sur l’objet de leur mission : traquer et nettoyer. Il n’était question ici que d’usage de la force brutale, ce n’était toutefois pas pour autant que le capitaine contrebandier allait se laisser prendre par un piège stupide. Son silence vint bientôt à bout de la patience du plus intrépide des tueurs qui prit la parole, son agressivité perçant dans son ton hargneux.

-Le boulot doit être fait, y’a pas de raison pour qu’on reste ici à tergiverser ! C’est qu’une foutue porte, et je pense qu’on a de quoi venir à bout de quoiqu’il se trouve derrière !

Il appuya son propos en armant la culasse d’un fusil à pompe avant de prendre la direction de la porte, suivit par cinq de ses comparses. Avec une coordination hasardeuse ils se placèrent de part et d’autres de l’ouverture, les passants désertèrent la rue, conscient que du grabuge allait bientôt avoir lieu, et aucun d’entre eux ne tenaient à récolter une balle perdue comme récompense pour leur curiosité. Serghar laissa les indépendants se mettre en branle, il n’avait pas de temps à perdre à raisonner des imbéciles, s’ils devaient mourir cela ne ferait que réduire le partage de la récompense. Quand on lui servait de la chair à canon sur un plateau d’argent il était assez intelligent pour ne pas protester. Un coup d’œil discret sur son subordonné et Grigori resserra son étreinte sur son prisonnier, pistolet le long du corps. Les « spécialistes » entrèrent en action avec une célérité dont il ne les aurait pas crus capable. L’explosif conventionnel arracha les gonds et la serrure dans un bruit de métal tordu mais ce ne fut rien en comparaison à la puissante déflagration qui survint après que les trois hommes de tête aient pénétrés dans le couloir.

Une colonne de feu surgit, souffle ardent emportant dans son sillage des shrapnels en fusion qui criblèrent les infortunés qui étaient restés derrière, les jetant au sol vivant mais le corps ravagé. Serghar détourna le regard devant cette brusque lueur et fronça les sourcils en sentant la chaleur soudaine envahir la rue, certains de ses hommes se baissèrent et prirent couvert par réflexe, leurs armes prêtes à tirer. Aucune cible ne se présenta, et les anciens commandos laissèrent leur entraînement et les automatismes d’antans prendre le dessus, les neufs survivants de l’équipe sécurisèrent les environs, laissant les blessés à leur agonie. Il ne pouvait pas dire qu’il était réellement surpris de ce qui était advenu, mais il n’était pas non plus satisfait du merdier qu’était la présente situation. Même s’il ne s’agissait pas de ses hommes, ce piège lui était tout autant destiné et cela ça ne lui plaisait pas du tout. Une froide colère commença à s’emparer de lui alors qu’il se tournait vers l’objet désigné de cette première. Serghar n’était pas un homme de sentiment mais lorsqu’il s’agissait d’exercer son courroux il le faisait toujours avec une passion que ses victimes ne pouvaient que regretter.

-Je dois vous dire que je suis très…désappointé par cette situation.

Fermement maintenu par une solide clef de bras de Grigori, le capitaine Drake ne dissimula pas son plaisir lorsque son poing partit à la rencontre du ventre de sa future victime. Le coup atteint le plexus avec suffisamment de force pour le faire suffoquer, mais pas assez pour le tuer tout à fait, il allait lui falloir toute son énergie pour qu’il crache tout ce qu’il savait. Il ne les avait pas conduits dans ce traquenard sans raison.

-Si vous avez quoique ce soit d’important à dire susceptible de raccourcir le sort qui vous attends je vous suggère de nous le faire savoir très vite. Je ne vous mentirais pas en vous disant que je ne vais pas grandement apprécier ce qui va suivre.

Dit-il en faisant craquer ses articulations et détendre ses vertèbres. Une fureur froide courrait dans ses veines et quelqu’un allait passer un très mauvais quart d’heure avant qu’il ne parvienne à évacuer cette humeur.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Sam 10 Aoû - 7:27

Bordel de merde. Je suis sacrément dans la panade là. On avait bien convenu avec les autres que les explosifs devraient faire sauter le tunnel d'évacuation, pas la porte d'entrée!!! Ca devait juste donner de la crédibilité à l'action, pas me faire tuer! Au final, cinq brutes sont carbonisées et moi je me retrouve sérieusement dans la merde. J'ai horreur quand les gens ne comprennent pas des instructions simple. Pourvu que la suite du plan se déroule comme prévu, mais à ce rythme là, j'en doute fortement. En plus, les données doivent avoir cramées. Non mais c'est pas vrai...y'en a quand ils foirent quelque chose, ils ne le font pas dans la demi-mesure.

J'étais bien entendu pris en grippe par neuf personnes surarmées qui ne désirent maintenant qu'une chose : me défoncer la gueule. Et ça ne tarda pas le moins du monde vu que je reçus un violent coup de poing dans le torse, me coupant le souffle, m'obligeant à me plier en deux sous le choc. Au moins, je ne m'étais pas trompé lorsque je pensais que face à ces types je n'aurais pas beaucoup de chances en cas de combat. J'entendais à peine ce que le capitaine Drake disait, la douleur irradiante me préoccupant plus que ce qu'elle ne devrait. Mais je parvins à comprendre tout de même sa volonté. J'étais cuit, ou du moins dans un avenir relativement proche et en plus il me demandait de cracher ce que je savais. Quoique je puisse leur dire, ils me dézingueront juste après. Je peux soit tenter de m'enfuir (auquel cas ce pauvre Grigori finira étendu sur le sol dans une flaque de sang) ou bien tenter de les convaincre. La deuxième option me permettrait peut-être encore de faire de la mission un succès.

Je crachai par terre avant de me redresser et de regarder le capitaine dans les yeux. Cette fois-ci, il fallait que je sois faible. Je respirais fort, de façon saccadée avant de lancer
Ecoutez, écoutez! Je ne sais absolument pas ce qui vient de se passer. Bordel ces types sont paranos! Oui j'aurais pu vous dire qu'il y avait peut-être des explosifs, mais c'est vous les militaires! Vous devez connaitre ce genre de choses. Qu'est-ce que je dois faire pour vous prouver que je n'ai pas tenté de vous faire cramer la gueule. Il vous faut quoi?!

Jouer la carte de la peur. Ca devrait au moins le satisfaire. Je n'ai pas joué cette carte de tout le long, maintenant au moins, elle devrait passer. Par contre, je crois que je peux dire adieu à la paie et après tout, c'est le cadet de mes soucis en cet instant. De ma main libre, je me massai le ventre dans l'espoir d'atténuer un peu la douleur. Il fallait que je reprenne mon souffle au cas où ça tourne au vinaigre. J'ai quelques options de sortie tout de même. La balustrade à trois mètres sur ma gauche donne sur un autre balcon qui me permet de descendre encore d'un niveau et de tourner deux fois à droite et une fois à gauche avant de rejoindre une boutique qui, une fois traversée m'offre un accès vers les égouts. Sinon, je peux grimper sur la poubelle, escalader en deux secondes le mur, me retrouver sur le toit et partir mais là ce serait plus à l'improviste. Et puis, cette option est un peu plus risquée vu que les gros bras couvrent cette rue.

Je regardai le capitaine avec un visage d'imploration approchant de la supplication. Oui dans ce boulot, il faut savoir oublier son amour-propre de temps à autre si on veut survivre. C'est donc ce que je fais en lui montrant clairement qu'il m'est supérieur et qu'à côté de lui, je ne vaux rien.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Sam 10 Aoû - 21:22


Un mépris aussi pur que sa colère luisait dans le regard froid du capitaine pirate qui toisait la pauvre petite merde qui les avait jetés dans ce piège. Son arme de poing à la main il songeait sérieusement à mettre à exécution ses menaces, ou du moins lui faire passer la moindre envie de jouer au malin en lui plombant les jambes par exemple. Le sifflement de ses oreilles passa et il se força à se recomposer, analysant la situation, son sens de la discipline et du contrôle reprenant le dessus. Une balle logé dans le crâne de cette petite frappe ne servirait en rien ses objectifs, cela lui calmerait les nerfs sûrement mais n’arrangerait en rien la situation. Il devait arriver à tirer un quelconque bénéfice de ce gigantesque gâchis. Du revers de la main droite il asséna un coup à la tempe de sa victime. Voilà qui lui suffirait pour le moment à calmer quelque peu son état de nerf. Serghar se retourna pour fixer la rue déserte et les restes branlants de la porte encore fumante. Les mercenaires blessés, leurs corps étalés aux alentours, avaient cessés leurs plaintes faisant planer un silence assourdissant. Des restes humains avaient été projetés un peu partout et le pavé semblait avoir été repeint en rouge. Un sacré carnage provoqué par l’amateurisme de quelques forcenés et une grande gueule qui les avaient conduits droit dans ce piège. Serghar ne croyait pas un seul mot du flot de paroles qu’avait déversé l’informateur. Lorsque cinq hommes se faisaient éparpiller en morceaux devant soit, cela avait quelque peu tendance à redéfinir le niveau de confiance dans une relation professionnelle. Il était grand temps de mettre fin à ce merdier.

-Vous allez faire ce que vous auriez dû depuis le début, passer le premier et risquer la première balle qui viendra, et j’espère pour vous qu’elle viendra vite. Ne vous inquiétez pas, vous aurez quand même droit à un traitement spécial dans tous les cas.

Le mercenaire donna l’ordre à ses hommes d’avancer tandis que Grigori empoignait fermement leur indic et ne se privait pas au passage de lui malmener l’épaule, l’arme pointé sur la nuque. Les tueurs progressèrent avec professionnalisme, circonspect, prêt à l’action. Une bombe avait suffit pour leur faire prendre leurs précautions. Serghar n’attendait cependant pas beaucoup de cette inspection, il y avait une chance pour que leur petite fouine ait effectivement été ignorant de la présence des explosifs mais celle-ci était bien mince, aussi mince que ses chances de survie. Tout ceci ne relevait que d’une formalité avant de lui coller une balle dans la tête. Peut être allait-il enfin jouer de fortune et tomber sur quelques résistants armés qui auraient la bonne idée de riposter, cela ferait au moins quelques cibles à accrocher sur le tableau de chasse. Grigori en tête, Serghar le suivit en baissant la tête, l’odeur de chair carbonisé et de poudre vint le prendre à la gorge. L’odeur lui était familière et toujours aussi déplaisante. Les lumières du couloir avaient été soufflés par l’explosion, mais il parvenait à voir suffisamment clairement pour distinguer que ceci ne semblait mener qu’à une banale série de boxes. Pas de quoi contrebalancer la mort de trois hommes. Cette pensée s’évanouit aussi vite qu’elle apparu dans l’esprit de Serghar lorsqu’éclata un coup de feu, son corps se jetant au sol dans une roulade pour se coller au mur dans un mouvement automatique de pur réflexe.

La balle siffla au dessus de lui et creusa un impact dans le béton d’un pylône. Des résistants ? Il ne prit pas la peine de vérifier et arrosa en automatique tout ce qui se trouvait devant lui. Il éjecta le chargeur de son arme de poing et rechargea avant d’adopter une retraite stratégique, entraînant Grigori à sa suite qui tenait toujours en laisse leur ami fourbe. Se battre dans un couloir était un ticket direct pour la morgue la plus proche, il avait appris ça de son expérience des abordages et des combats spatiaux à bord de vaisseaux. Cependant le dehors n’était pas plus prometteur au niveau de l’ambiance. D’autres coups de feu résonnèrent, le crescendo des armes automatiques répondant au staccato d’une mitrailleuse. Les hommes de Serghar prirent leur position, se dissimulant derrière les premiers abris à leur disposition. Une foutu embuscade songea rageur le capitaine, furieux de s’être laissé embourber dans une telle saloperie. Fort heureusement les nouveaux venus étaient dotés d’un talent pour le tir de précision qui n’égalait pas le calibre de leur armement. Il eut le loisir de le vérifier lui-même en emportant la tête d’un des assaillants d’un tir bien placé, une bruine rosâtre s’élevant de l’arrière de son crâne. Un cri rageur lui répondit.

-Gang des Three Points Rules !

Voilà qui expliquait la situation. Il savait à présent où ils étaient : au beau milieu du territoire d’un gang de caïds amateurs. Une grosse artillerie, de grandes gueules et un courage proportionné à leur nombre. Pas des adversaires de taille, ni une réelle menace, mais combattre à 1 contre 5 n’étaient jamais un bon ratio peut importe qui on avait en face de soit. Apparemment Serghar et ses hommes avaient dû chatouiller la fierté d’un de ses foutus pompeux de crasse de parrain en venant armé sur leur territoire, cela sonnait comme le scénario le plus probable. Un de ses hommes fit chanter son fusil d’assaut, faisant taire deux tireurs de plus. Ils n’avaient pas le temps de s’embourber dans une guerre de rue, sans doute qu’il s’agissait là d’un nouveau piège de cette petite enflure qui…où était-il d’ailleurs ? Le capitaine pirate avait perdu le contact visuel avec Grigori, et les balles qui volaient autour de lui ne l’incitaient pas à prendre le risque de partir à sa recherche. Voilà qu’ils étaient séparés à présent. Les choses allaient de mieux en mieux.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Mer 14 Aoû - 11:27

Je crois que je hais tout simplement cette journée. Tout est en train de foirer copieusement et je sens que ce n'est que le début. A little less conversation, a little more action avais-je dis...putain j'pensais pas que j'aurais autant d'action que ça aujourd'hui! Entre mes collègues qui sont pas foutus de faire sauter le bon truc, un capitaine trop malin pour ce qu'il devrait être et accompagnés de brutes épaisses armées jusqu'aux dents, et maintenant pour finir des petites frappes de banlieue qui viennent s'ajouter à la sauce. J'ai pas signé pour ça.

Au final, on se retrouve tous pris dans un affrontement face à un gang de rue qui a décidé de venir s'entrainer sur des gars qui n'ont pas l'air de vouloir rigoler pour deux sous. Faudrait réapprendre à choisir vos cibles les gars. Bon après, je dois avouer qu'ils sont nombreux, bien armés et qu'ils ont des munitions. Ca doit faire le tour de leurs avantages je crois. Parce que là, ils viennent de s'attaquer à un vétéran accompagné de ses hommes et un assassin professionnel. Mes paris iront plutôt sur la seconde équipe. La situation s'est vite accélérée: dès que les tirs ont commencé à fuser dans tous les sens, Grigori m'a attrapé et m'a mené un poil à l'abri avant de se mettre à défourailler sur nos nouveaux adversaires. J'avais donc le choix. soit je tuais Grigori et prenait la fuite, soit je l'aidais et je pouvais encore sauver la mission. Je sens que je vais regretter cette décision.

Je sortis deux couteaux de lancer et regardai par dessus mon épaule. Le Gros gorille tirait comme un dératé en direction d'un toit où se trouvait trois adversaires. Il ne faisait attention à rien d'autre si bien qu'il n'a pas vu un des gangsters sur un toit plus à droite. Un gangster qui le vise d'ailleurs. Je levai le bras et l'étendit violemment. La petite arme siffla dans les airs jusqu'à la gorge du type en face, le faisant s'écrouler sur le sol avec un gargouillis. Le deuxième couteau fila en direction d'un des gars pris pour cible par Grigori et se ficha en plein milieu de son front. Mon "garde du corps" se retourna et me vit tirer deux autres couteaux. Il faillit me coucher en joue quand je lui hurlai.
En haut à droite! la mitrailleuse!

Oh putain mais où est-ce que ces gars se fournissent? Ce serait pratique si on pouvait se procurer aussi facilement des armes de gros calibres pour la Résistance. Il se retourna derechef et lâcha une rafale meurtrière vers le gars à la mitrailleuse qui s'écroula à son tour tandis que, de mon côté, j'envoyai un nouveau couteau dans le ventre d'un des gangsters. Des amateurs armés lourdement, c'est stupide mais ça reste dangereux.
Hey grand benêt! Fous toi à couvert si tu veux survivre!
J'ai pas d'ordre à recevoir de toi!

A peine eut-il dit ça qu'une balle s'écrasa contre un mur juste derrière lui. Il ne chercha pas d'autre raison et se planqua derrière un muret abîmé. Pas excellent comme protection mais c'est déjà ça. En attendant, ces cons sont combien?

Finalement pas si nombreux que ça. Quelques instants après mes dernières réflexions, on entendit des injonctions et les psuedos-gangsters s'en allèrent en courant. Je rangeai mes lames vite fait et me relevais en soupirant. On s'en est tiré. Maintenant, faut qu'on retrouve le chef et qu'il voit que je ne suis pas qu'un opportuniste qui veut leur mort. D'accord, je préférerai voir ces gars gisant dans leur sang mais je ne suis pas un opportuniste.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Jeu 15 Aoû - 19:03

« Morts héroïquement jusqu’au dernier ». Il n’y avait pas épitaphe plus idiote pour le capitaine Drake. En temps de guerre personne ne pensait à offrir sa vie en sacrifice. Lorsque les balles fusent autour de vous votre vie ne fait que prendre de la valeur. Le soldat qui pense à sa propre mort est déjà un cadavre en devenir. Votre but ultime n’est pas de gagner la guerre, mais de rester en vie. L’engeance des bas-fonds : petits truands prompt à ouvrir le feu intégraient cette notion de survie très tôt, et c’est tout aussi tôt qu’il apprenait à se tirer quand la situation virait au vinaigre teinté de sang. Après cinq minutes d’échanges de tir intensif, Serghar et son équipage venait d’avoir une nouvelle illustration de cette réalité. Les assaillants avaient décampés laissant sur le carreau sept des leurs. Une leçon qu’ils retiendraient espérait le mercenaire tandis qu’il enclenchait son deuxième chargeur de la journée. Le flot d’adrénaline courant dans ses veines commençaient tout juste à se calmer et il recommençait à penser normalement. Rompu à la pratique, les membres de son équipe achevèrent les blessés et dépouillèrent les morts, ce qui n’avait absolument rien de professionnel mais il n’y avait pas de petit profits. Serghar compta un blessé dans leurs rangs, et il jugea sombrement que leur petite virée commençait sérieusement à leur coûter trop cher. Ses yeux se posèrent sur le corps replié de l’informateur qui les avait menés dans ce merdier et il ne fut pas surpris de le voir vivant.

Outre le fait que les petits cafards de son genre sont les plus tenaces à éliminer, il avait pu constater qu’il était loin d’être dépourvu de toute qualité dans un combat. Ce qui était loin d’être positif le concernant au vu de la situation dans laquelle il se trouvait. Au contraire cela ne le rendait que d’autant plus suspect. La première action de Serghar fut donc de le mettre en joue, il ne tenait pas à se recevoir un de ses couteaux qu’il avait réservé à un des petits caïds. Il était beaucoup trop habile avec ce genre d’arme à son goût, plus grave : il leur avait dissimulé ce qu’il gardait sur lui. Soit la fouille avait été trop superficiel soit il savait se débrouiller pour cacher ça. Cette petite escarmouche leur avait au moins montré quelque chose : que ce type n’était définitivement pas ce qu’il paraissait être. Une pensée partagée par ses camarades au vu du nombre d’armes qui se levèrent pour l’imiter. A présent tenu en joue par trois hommes en colère, Serghar saisit l’occasion de ce moment privilégié pour poser ses questions à leur ami :

-Tu as exactement dix secondes pour décliner ton nom, ta véritable identité et ton rôle véritable dans ce merdier. Je te conseille vivement de ne pas me mentir ou de tenter un tour de passe-passe avec tes petits couteaux. Je ne suis plus vraiment disposer à gober tes conneries. Le fait que tu nous es aidé avec tes canifs n’entre pas en ligne de compte.

En vérité, le capitaine mercenaire était plutôt intrigué par son acte mais il avait dépassé le stade où il avait véritablement envie d’éclaircir le moindre mystère. Il lui fallait des réponses et vite. A dire vrai, il avait même décidé de flinguer ce gêneur après qu’il ait cessé de parler. Il s’était définitivement grillé en tant que guide de confiance, or il n’avait pas besoin près de lui de personnes qu’il ne pouvait ni contrôler ou comprendre les motivations profondes. Une horrible hypothèse commençait même à germer dans son esprit : celle que ce connard ne s’était pas mit par hasard sur leur chemin, qu’il s’était par trop empressé de leur apporter son aide. Les rapports qu’on lui avait transmis mentionnaient bien que la Résistance avait l’habitude d’infiltrer des agents doubles et autres subtilités que Serghar avaient toujours méprisés. Si cette hypothèse s’avérait vrai, il prendrait un plaisir tout particulier à récolter des informations.

[HRP: Tu peux éliminer un des indépendants qui sont avec moi dans le groupe pour une potentiel fuite, etc. Ca changera du scénario actuel x)]
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Lun 26 Aoû - 13:47

La mission est désormais un échec. Il n'y a plus aucune chance désormais que ça se passe ne serait-ce qu'un tantinet comme je l'avais prévu. Tant pis pour moi, tant pis pour la Résistance et surtout, tant pis pour ces gus en face de moi. Je n'ai plus d'autre choix, il faut maintenant me mettre en sureté mais je vais faire ça en beauté. Le capitaine Drake hurla dans mes pauvres oreilles de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Ma foi, devant une requête aussi polie, je n'ai vraiment pas le choix, il faut que je réponde. C'est la moindre des choses. Trois fusils braqués sur moi rien que dans mon champ de vision et sans doute d'autres dans mon dos, c'est franchement décevant. Je m'attendais à mieux. Je me détendis, repris alors un visage neutre, bien que je ne pus empêcher un petit sourire (ou rictus, cela dépend de quel côté vous êtes) d’apparaitre sur mon visage.
Ne me demandez pas qui je suis. Demandez-vous plutôt qui nous sommes.

Un petit sifflement et des bruits de déclics d'armes se firent entendre alors tout autour de nous. On ne laisse pas un officier de la Résistance contre l'Antarès seul, sans couverture de nos jours. Une trentaine de combattants d'Apophysis se tenaient là, leurs armes braqués sur chacun des mercenaires, leurs visages masqués par des cagoules ou des foulards remontés et des couvres-chefs. Rien que sur Serghar, je pouvais distinguer quatre pointeurs laser rouges.
A partir de maintenant Monsieur Drake, vous allez faire exactement ce que je vous dis. Je dois vous avouer que pour moi non plus la journée ne fut pas de tout repos et j'avoue que j'ai clairement envie qu'elle se termine. Alors si je pouvais éviter de gaspiller des balles sur vous et vos hommes, ce serait vraiment le pied. Vous allez commencer par déposer vos armes au sol et vous laisser tranquillement faire. Au moindre mouvement traduisant une simple envie d'agression ou de révolte, et vous vous retrouvez tous cloués avec au moins trois balles dans chacun de vos crânes. Me suis-je bien fait comprendre?

Etrangement (ou pas), les fusils qui étaient pointés sur moi se baissèrent tous, à commencer par ceux des mercenaires indépendants. Eux ils ne représentent rien, je m'en débarrasserais plus tard. D'autres résistants approchèrent et commencèrent à placer des cagoules sur les têtes de mes anciens "employeurs". Une fois cela fait, je fis un signe de la main et les soldats sur les toits redescendirent et nous rejoignirent rapidement. Un autre signe et nous nous mires en route vers les sous-sols de la planque qui venait d'exploser. Si les explosifs avaient sautés à la porte, c'est qu'en bas, il ne devait rien y avoir en termes de dégâts. Le signe "OK" d'un de mes hommes confirma mes pensées et c'est en silence que nous pénétrâmes dans les lieux. Capitaine Drake...on verra qui de nous deux dit des conneries pour espérer préserver sa peau maintenant.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Mar 27 Aoû - 20:18

Se tirer de situations désespérées était le domaine d’excellence du capitaine Serghar Drake d’aussi longtemps qu’il pouvait s’en souvenir, néanmoins cela ne voulait pas dire pour autant qu’il appréciait de se retrouver confronté à ce genre de cas. Pour un individu de sa trempe cela ne voulait dire qu’une chose : qu’il avait manqué à son ultime règle d’or à savoir, toujours avoir un coup d’avance sur l’adversaire. Le sens de l’anticipation était ce qui lui avait précisément fait défaut comme le suggérait les fusils levés devant lui, mettant en joue ses hommes entourés par pas moins de trente individus cagoulés. Serghar n’avait pas attendu le dialogue fleuve transpirant d’autosatisfaction de son ancienne victime pour comprendre que les rôles avaient changés. Il s’agissait à présent de ne pas jouer au con. L’avantage était clairement en faveur des nouveaux venus dont il devinait l’identité aisément. La Résistance s’était décidé à sortir en force et en bon petits rats ils avaient misés sur le nombre. Serghar se maudit intérieurement et s’empêcha de justesse d’arracher le visage de son kidnappeur. Aussi entraînés et brutaux que pouvaient être les membres de son équipage, ils n’en étaient pas moins sensibles aux balles. Ils allaient donc devoir avaler la pilule, aussi amère puisse-t-elle être…du moins pour le moment. Le capitaine Drake n’était pas réellement du genre à rendre les armes aussi aisément, il avait déjà vu pire et survécu. Alors qu’il posait, de même que ses hommes, son arme au sol, il réfléchissait à toute allure à la prochaine étape pour les tirer d’ici.

Il prêta une oreille distraite à ce qu’on lui disait, il connaissait la comptine pour l’avoir lui-même chanté à de nombreuses reprises. Les résistants se prêtèrent à un jeu ridiculement théâtral en posant des cagoules sur leurs têtes. Antarès avait pleinement possibilité de repérer tous ses agents sur le terrain par le biais d’implants GPS, et l’organisation ne se privait pas de le faire. A dire vrai le mercenaire comptait un peu sur cette technologie pour se tirer d’ici. Il se tint tranquille, se laissant guider à l’aveuglette à l’intérieur du bâtiment auquel ils avaient préalablement, et sans succès, donné l’assaut. Serghar visualisa mentalement leur position et le trajet, un simple tissu devant les yeux n’était pas un obstacle pour un homme comme lui. Il devina aisément qu’ils se dirigeaient sous la surface : un choix logique pour des hommes de l’ombre.

-Vous rendre est encore une option. Je ne garantis pas la survie de vos camarades, mais je vous assure que toute coopération de votre part avec les autorités concernant les activités terroristes sera prise en compte quand des troupes débarqueront ici.

Aussi discrètement que possible Serghar hasarda le pouce de sa main droite vers une touche particulière du bracelet tactile qui lui avait été remis au début de l’opération. Il avait d’abord interprété ce « cadeau » comme une laisse, mais l’objet allait à présent se révéler bien plus utile. La technologie était et serait toujours le talon d’Achille des terroristes. Aussi anodin que pouvait être ce simple bracelet il avait néanmoins la capacité de déclencher l’enfer sur un simple contact. Un signal silencieux, qu’on ne pouvait intercepter. Antarès ne lâchait pas ses agents dans la nature sans leur assurer un soutient. En l’espèce ce soutient se présentait sous la forme d’un escadron de quatre D.S.C et d’un Securon qui venaient tout juste d’être activité et qui, selon ses estimations, devraient arriver sur place dans pas moins de cinq minutes avec un armement létal.

-Je dois vous signaler tout de suite que je représente, ainsi que mes hommes, une bien piètre monnaie d’échange pour mes employeurs. Vous ne tirerez pas davantage d’informations de notre part.

Il devait simplement le maintenir occuper : le soutient allait arriver et quand bien même cela échouait, Antarès connaissait d’ors et déjà sa position et qu’un signal d’urgence avait été émis. Même si Serghar et ses hommes périssaient, ce qu’il n’envisageait pas encore, il aurait au moins la satisfaction de savoir que ces fanatiques annihileraient cet endroit à coup de bombe.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Mer 28 Aoû - 7:48

Une fois installé dans les sous-sols de l'ancienne planque, il nous fallait agir vite. Antarès devait sans doute suivre ses agents, même non-officiels, de loin ne serait-ce que pas oreillette. On avait donc que peu de temps pour filer et récupérer ce qu'on pouvait. Je les fis tous se mettre à genoux devant moi et les regardais avec un visage neutre. Comme s'ils m'effrayaient. Capitaine, vous n'êtes qu'une bande de brutes sans cervelles qui ne pensez pas plus loin que le bout de votre nez, voilà l'opinion que j'ai de vous. Une fois installés devant moi je fis un signe à mes hommes et dit, sur un ton calme mais surtout neutre.
Récupérez tout ce qui est utile. Puis dispersion. Puis je désignai un des soldats. Toi tu restes avec moi.

Quelques soldats se chargèrent de prendre armes, munitions et explosifs sur les prisonniers et puis s'en allèrent une minute après que ça ai commencé. Ils étaient assis bien sagement en face de moi et j'allais maintenant profiter du peu de temps qu'il me restait pour essayer d'en apprendre le plus possible. J'allais poser ma première question quand Serghar lança tout haut qu'il essaierait de m'aider si je me rendais. Mais quelle attention touchante, j'ai presque envie de rire. Il me prend vraiment pour un con.
Vous venez de perdre 20% de vos chances de survie capitaine.
Et il continua sur le fait que lui et ses hommes ne représentaient aucune valeur en terme d'échange. Ah oui c'est comme ça. Bien alors je ne vois pas pourquoi je les garde tous. Je pris le pistolet du soldat à mes côtés et retirai la sécurité.
Si vous ne valez rien alors pourquoi m'encombrer de poids morts?
BLAM. BLAM. BLAM. BLAM. BLAM. BLAM. BLAM. BLAM. Tous ceux qui avaient accompagné le Capitaine Serghar Drake gisaient maintenant ici, tous morts d'une belle balle en plein front. Ils n'ont cependant rien dit pendant leur exécution et ça je dois reconnaitre que je l'admire. Pas un n'a tenté de me supplier ou quelque chose dans le genre. Ils sont restés digne jusqu'à le fin. Mais que vaux la dignité de ce genre d'hommes? Je me tournais à nouveau vers mon acolyte et lui dis.
Ils vont bientôt débarquer. Pose les charges incendiaires et on fout le camp. Les communications et les images GPS n'aiment pas les souterrains.

D'un geste sec, je fis lever le capitaine et l'emmenai vers un escalier. Je restai bien hors de portée de ses bras et le visai du pistolet comme ça, à la moindre tentative de menace physique ou de fuite, un nouveau cadavre viendrait s'ajouter à ceux de Black Matter. Direction les voies d'évacuation. Le résistant me rejoignit quelques instants après et, une fois que nous fûmes dans les égouts, il activa un petit boîtier qui déclencha les explosifs dans le bâtiment. Plus de traces, plus d'empreintes, plus d'enquête.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Jeu 29 Aoû - 21:13

C’était une chose de voir ses hommes périr au combat, s’en était une autre d’être témoin de leur exécution sommaire de la main d’une simple racaille terroriste. Le bruit des détonations raisonnaient encore aux oreilles sifflantes du capitaine mercenaire qui contemplait les corps sans vie de cinq de ses hommes. Des hommes avec qui il avait partagé une camaraderie qu’on ne trouve qu’au combat. Des hommes qu’il avait personnellement entraîné et mené contre l’ennemi, qui l’avait suivi envers et contre tout. Serghar essuya pensivement une traînée de sang qui avait giclé sur sa joue tandis qu’il sentait monter une fureur froide en lui. « Colère » était un mot trop faible pour refléter l’envie suprême de réduire en lambeaux tous ceux présents dans la pièce qui habitait le capitaine mercenaire. Un sifflement rauque s’échappait de son masque pesant, ses yeux suivant les flaques rougeoyantes qui s’élargissaient sous les corps inanimés de ses soldats. Aucune plainte n’avait quitté leurs lèvres, mais on les avait privés d’une mort glorieuse. Cette mort absurde plus que tout mettait en rage le capitaine pirate. L’objet de sa fureur était tout désigné. Sa mort arriverait peut être en ce jour mais assurément il arracherait la tête de ses épaules de l’assassin de ses camarades. C’était une certitude, et cette certitude réussit à contenir l’élan assassin qui menaçait de prendre possession de son corps. En lieu et place de laisser libre court à ses envies de meurtre il prêta l’oreille. Un plan bien soigné était visiblement prêt à être mit à exécution. On sous-estimait visiblement clairement les moyens que mettrait Antarès pour assurer la capture de cette grosse prise que représentait une trentaine de résistants.

De simples souterrains n’assureraient pas leur fuite. Ils étaient bien naïfs s’ils pensaient que les autorités n’avaient pas quadrillés et répertoriés chaque pouce du secteur. Les issues étaient contrôlés et des forces en armes, humaine ou non, étaient prêtes à intervenir. Le fanatisme d’Antarès se reflétait à merveille dans sa volonté implacable d’extirper le cancer terroriste qui la rongeait. La résistance n’avait clairement pas idée des moyens qu’étaient prêt à employer les gouvernants de Black Matter. Même le soin qu’ils mettaient à couvrir leurs traces ne serait pas suffisant. La surface devait grouiller d’Omnitron et des escouades de D.S.C se déployaient sûrement en ce moment même. La situation de Serghar elle-même s’améliorait : de trente assaillants il se retrouvait confronter à deux hommes. Or le surplus d’adrénaline et les nano-machines, héritage de son passé de soldat d’élite, qui s’activaient à présent dans son organisme lui accordait un avantage qui allait rendre la confrontation presque inégale. Il le démontra très rapidement en se retournant avec une rapidité inhumaine, ses réflexes améliorés surpassant nettement le temps de réaction d’un être humain normal. Il désarma le traître d’une simple manchette avant de le pousser brutalement contre la paroi. Il tenait à prendre son temps avec celui-ci, ce qui n’était pas le cas de son ami. Ce dernier réagissait avec plus de rapidité qu’il ne s’était attendu.

Pas assez rapidement néanmoins comme le prouva son air de surprise choqué quand le poing de Serghar brisa trois de ses côtes, défonça sa cage thoracique en esquilles d’os qui vinrent percer son cœur. Deux coups assenés en une série si rapide que sa pauvre victime n’eut même pas conscience de ce qui lui arrivait. Le mercenaire n’en resta pas là et un coup de coude bien placé acheva de lui briser les cervicales, en un son sec et cassant qui n’était pas sans rappeler le bruit d’une bûche craquant dans l’âtre. L’ancien soldat s’empara de son fusil d’assaut qu’il plaça en bandoulière, s’armant en lieu et place de son poignard. Il n’était pas aussi aiguisé que le sien mais il ferait l’affaire. Revenant à son ami qu’il désarma, il lui lia les mains, profitant de son état relatif d’inconscience. Deux minutes avaient passés et un carnage avait sans doute lieu autour d’eux.

-Vous n’avez rien à craindre, vous ne vous retrouverez pas entre les mains de la police. Mon équipage et moi-même nous ferons un plaisir d’honorer la mémoire de nos camarades en nous occupant personnellement de vous.
Il appuya ses propos en lui lacérant lentement le torse, veillant à élargir la blessure. Vos souterrains ne vous protégeront pas de ce qui va s’abattre sur vous. Ce qu’il y a de bien avec les machines c’est qu’elles sont peu sensibles aux balles, des escadrons de D.S.C doivent parcourir les égouts actuellement et vos amis doivent boire la tasse quelque part. Je dois presque vous remercier, ma part du contrat a été remplie pour Antarès.

Serghar se releva et termina son discours en lançant son pied avec force dans l’estomac de sa future victime.

-Nous n’aurons plus à jouer ce petit jeu de « qui est prisonnier de qui » bien longtemps je vous assure.

Comme pour souligner ses paroles, les lueurs lointaines de projecteurs apparaissaient au loin, accompagnées par le vrombissement de moteur caractéristique d’un robot de la police. Les renforts arrivaient toujours trop tard.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Jeu 29 Aoû - 21:54

Je savais au fond de moi que j'aurais du tuer cet homme. Je l'avais su dès le moment où je l'avais vu. J'aurais du laisser tomber les ordres et juste l'abattre, la mission de surveillance d'Antarès aurait été un échec tout de même et ils nous auraient foutus la paix pendant quelques semaines. Mais non. Au lieu de ça, je me retrouve à faire du zèle et maintenant, un de mes hommes est mort. Oh quoi qu'en dise l'autre, on ne dénombrera qu'un seul mort. Nos systèmes de brouillages et nos techniques de fuite sont extrêmement au point ce qui fait qu'on se tire assez souvent de ce genre de situation. A peine avais-je dis le mot "dispersion" que tous les brouilleurs s'étaient activés et que des émetteurs factices s'étaient allumés de façon à faire perdre la boule à ses saloperies de détecteurs. Mais j'avais encore une fois sous-estimé le capitaine. Sa rage était telle qu'il avait pulvérisé un de mes hommes en quelques coups de poings et m'avait mis à terre facilement. Attaché, j'étais là, assis à l'écouter déblatérer sur sa possible vengeance. Oh merde mon grand, épargne moi ces discours pseudo-impressionnants, ils ne font plus que faire pisser les gamines de douze ans devant leur premier thriller.

Par contre, dire que je n'ai pas mal serait un beau mensonge. Entre les coups et le couteau, je peux dire que j'étais amoché. Mais comme si je n'avais pas connu pire. De simples menottes basiques. Je suis déçu capitaine. Une simple torsion du poignet pendant que monsieur finissait son discours et SCHLAK! Une lame qui sort de ma manche pour sectionner mes liens, et entailler ma peau en passant. Dommage collatéral. Je me relevais d'un bond et dégainai ma deuxième lame avant de frapper. Un coup à la cuisse, handicape la course, gêne les mouvements, très douloureux. Une entaille au bras. Gêne les attaques, déconcentre. Un coup de pied dans les burnes. 150 000 fois plus douloureux qu'un accouchement, possible mise à terre, destruction de l'orgueil, envie de vengeance accrue de 200%. On enchaine avec un coup de poing en plein front. Déstabilisation, vertiges et migraine forte. On finit avec une saisie de la tête et un choc violent contre le mur. Dommages provoqués sur la mémoire à court terme, fortes chances d'oubli des dernières heures et étourdissement violent.

Un joli programme qui se déroula en quelques secondes sous les yeux impuissants de monsieur Drake. Quelques secondes de violences intenses au bout desquelles ce cher capitaine se retrouvait à terre devant moi. Malheureusement, sa mort ne pourra avoir lieu ce soir au vu de l'arrivée des forces de polices fascistes d'Antarès. Et merde. J'ai juste le temps de filer. Je fis demi-tour et me mis à courir malgré les fortes douleurs qui irradiaient tout mon corps. Raaah bordel de merde l'enfoiré...il s'y connait bien en torture et autres souffrances à peine handicapantes. Je parcourais quelques dizaines de mètres, activais mon brouilleur de signal et repris ma course. Je ne devais en aucun cas m'arrêter d'une quelconque manière. Tant qu'il me restait mes jambes, je pouvais aller n'importe où n'importe comment. Ce Serghar croit qu'Antarès peut nous arrêter? Ici c'est Höle, ici la guerre fait toujours rage. Ici, nous contrôlons encore du terrain. Ils ne nous écraseront pas. On ne peut écraser une idée.

Au bout de quelques centaines de mètres, je refis surface et repris ma course. Objectif une des planques. Laquelle, je ne sais pas encore, mais il y a des dizaines de personnes qui nous aident en secret et qui pourraient m'accueillir. Ils ne sont pas prêt de me retrouver.
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MessageSujet: Re: [PV Hamibal Mespech] La chasse est ouverte.    Ven 30 Aoû - 9:43

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